​Le milieu de terrain madrilène soulève un débat pertinent en cette période de crise économique. Le sujet est sur toutes les lèvres ces derniers jours, notamment en Espagne où la fronde est omniprésente chez les joueurs.


L'analyse pourrait paraître inappropriée de prime abord et pourtant elle reflète une réflexion réfléchie et pertinente sur la gestion des salaires en Espagne. 


Kroos : "Une baisse des salaires, c'est comme un don en vain"

Invité à réagir au conflit qui oppose la Ligue espagnole de football aux joueurs dans le cadre du podcast "Steil extra" mis en place par le site allemand SWR Sport, le milieu de terrain du ​Real Madrid ne se montre pas favorable à une baisse de 20% des salaires : 


"Une baisse des salaires, c'est comme un don en vain, ou pour le club. Je suis favorable à ce que le plein salaire soit payé et à faire des choses sensées. Tout le monde est invité à aider là où c'est nécessaire."


L'international allemand craint par ailleurs que la baisse provisoire des salaires ne soit pas utilisée dans un intérêt commun mais au profit d'une seule institution. 


"De nombreux clubs n'ont pas de revenus prévus. Cela dépend aussi de la durée pendant laquelle tout reste arrêté. Si, par exemple, les matchs se jouent à nouveau en mai, des solutions seront sûrement trouvées. Si cela ne reprend qu'en hiver, je peux imaginer que des clubs ne le feront plus (payer les salaires). Cela changerait le football tel que nous le connaissons."


La Ligue espagnole délègue

Pour rappel, aucun accord n'a été trouvé, lundi, entre la ​Ligue de football espagnole et les joueurs qui étaient représentés par David Aganzo. 


Après une première proposition de réduire les salaires à hauteur de 20% (16% si le championnat reprend), Javier Tebas a invité les joueurs à soutenir convenablement les clubs face à la crise en proposant une baisse drastique des revenus à hauteur de 50%. 


Refusée, les négociations devront désormais s'effectuer entre les joueurs et le club concerné.