​Canal Plus refuse de verser les deux dernières traites liées aux droits TV tant que la pandémie du coronavirus empêchera la reprise du championnat.


Quatre présidents de ​Ligue 1 ont été mandatés pour assurer les négociations avec la chaîne cryptée afin d'opérer les deux derniers versements du mois d'avril et du mois de juin. 


La course contre la montre

Les conséquences économiques pourraient être désastreuses pour un tiers des clubs professionnels en France, selon une dernière estimation de Bernard Caïazzo, président de l'​AS Saint-Etienne

Selon une étude réalisée par le cabinet d'audit KPMG, les pertes liées à l'arrêt de toute activité footballistique sont estimées entre 500 et 600 millions d'euros en Ligue 1. 


Pour faire face à cette crise économique qui pourrait à terme fragiliser de nombreuses entreprises, plusieurs options ont été envisagées par les représentants français à commencer par des emprunts bancaires, solitaires ou communs, qui seraient soutenus par la FFF ou la LFP. 


Mais pour éviter d'avoirs recours à des mesures extrêmes, les différentes structures professionnelles françaises entendent bien aller chercher les fonds nécessaires "à leur survie" en accentuant la pression sur le groupe Canal pour les contraindre de régler les deux dernières traites liées aux droits TV. 


Un contingent de présidents 

Jacques-Henri Eyraud, Nasser Al-Khelaïfi, Jean-Pierre Rivère et Olivier Sadran ont été mandatés pour représenter l'ensemble des clubs de Ligue 1 en vue d'entamer des négociations avec la chaîne cryptée qui avait précédemment averti, dans une lettre adressée à la LFP, leur volonté de ne pas effectuer les deux derniers versements.


Les quatre présidents auront ensuite pour mission de convaincre beIN Sports d'effectuer les deux derniers paiements après leur récent refus de s'acquitter du versement susmentionné.