​Face à la pandémie du coronavirus Covid-19, le football français est dans une impasse aussi bien sportive que financière. Pour répondre aux problématiques, un comité de pilotage s'est tenu vendredi dernier en l'absence de plusieurs clubs de Ligue 1.


À situation extrême, décision extrême : le gratin du football français s'est entretenu vendredi dernier au cours d'une audioconférence en présence de Bernard Caiazzo, le président du syndicat des clubs de Première Ligue, Jean-Michel Aulas, Jacques-Henri Eyraud, Nasser Al-Khalaïfi et des représentants de l'UCPF. Au programme, comment faire face à cette crise institutionnelle qui menace aujourd'hui la viabilité de la ​Ligue 1 ?


Une réunion mal perçue 


Selon les dernières informations de l'Equipe, ce comité de pilotage avait pour objectif de trouver des solutions pérennes pour assurer une continuité sous la forme de trois groupes de travail : un premier concentré sur le pilotage général, un deuxième spécialisé sur la trésorerie et finances des clubs et le dernier axé sur les scénarios envisagés pour une éventuelle date de reprise de la Ligue 1. 

La question salariale des joueurs est également à l'étude selon les derniers échos du quotidien français qui précise par ailleurs que les travaux seront présentés et débattus chaque vendredi par visioconférence. Pour autant, cette réunion aurait été très mal reçue par plusieurs formations du championnat à l'image de Rennes, Monaco ou encore Montpellier qui n'ont pas été conviées. 


Certains clubs de Ligue 1 y verraient d'ailleurs une tentative de "putsch" où les plus grandes structures tenteraient d’accroître leur pouvoir tout en se répartissant secrètement les recettes liées aux retransmissions télévisuelles. 


Pour rappel, selon une étude réalisée par le cabinet d'audit KPMG, les pertes liées à l'arrêt des activités footballistiques représenteraient un coût entre 500 et 600 millions d'euros. Un gouffre financier qui pourrait conduire au "dépôt de bilan de la moitié des clubs français" selon les dernières déclarations de Bernard Caiazzo à France Bleu Loire.