​Oubliez les coups de casque de Zlatan Ibrahimovic, les frappes enveloppées de David Villa, la vision de jeu d'Andrea Pirlo ou encore le rayonnement de Bastian Schweinsteiger, la MLS ne fait plus rêver en Europe. Seul Chicharito est assez dérangé pour franchir l'Atlantique. Et encore, le buteur mexicain a versé sa petite larme. 


Autrefois convoitée, appréciée, ou encore encouragée, la Major League Soccer s'offrait aux grands joueurs européens comme une porte de sortie dorée malgré des revenus moins conséquents que ceux proposés dans des destinations plus exotiques. Malgré quelques pépètes en moins dans la poche, certains n’hésitaient pas à franchir le pas, peut-être un peu trop tôt au cours d'une carrière à l'image de la fourmi atomique, Giovinco, qui a plaqué la botte pour rallier le pays des caribous sous les couleurs de Toronto. Un pari presque gagnant pour ce virevoltant attaquant turinois promis à une belle carrière en Italie. Bref, tous les exaltés ne sont pas conditionnés uniquement par l'appât du gain ou un projet sportif en béton sur le papier qui se transforme par la suite en une élimination en seizièmes de finale de l'Europa League face à des mangeurs de Moussaka. Certains se prêtent simplement à rêver pour devenir quelqu'un. 


Un Eldorado perdu 


Réellement perdu ? Et si finalement il n'avait jamais existé, simplement égaré dans les abîmes de la presse qui a fait convoiter The American Dream à de nombreux joueurs rêveurs de porter le maillot de la mythique équipe de Chicago Fire. C'est peut-être ça le fameux rêve américain : celui de planter des banderilles à chaque match face à des défenses en poulet. Beric ne dira sûrement pas le contraire aujourd'hui, lui qui vient de trouver l'ouverture pour son premier match face au tenant du titre (Seattle Sounders). 

Mais avant toute chose, la ​MLS reste ce bon vieux championnat, sous-coté ou sur-coté, livré à des ambiances familiales, dans des stades souvent à moitié vide ou à moitié plein, et dont la cote de popularité ne cesse mine de rien de grimper. Avec environ 8% de suffrages favorables, le soccer vient talonner le baseball, mais également le basket. Seul le football américain vient faire office de vieux de la vieille alors que les coureurs de palets, et les hystériques de la conduite sont éparpillés dans le cœur des Américains. 


Bye bye les stars 


Pour qu'un championnat prenne de l'assurance, se développe, rencontre un succès médiatique dans le monde, il faut des gueules qui parlent à tous. Zlatan, Pirlo, Villa, ou encore Michaël Ciani, ils ont tous apporté leur contribution au développement de la Ligue de football américaine, soit par l'intermédiaire des réseaux sociaux, de records personnels, des buts fabuleux, ou encore leur statut d'international français (1 sélection). 

Mais cette tradition est sur le déclin, laissant à l'abandon une MLS à la dérive, qui doit aujourd'hui se contenter d'un homme mis au supplice à l'idée de rejoindre le club de Los Angeles Galaxy. Forcément ému aux larmes, Javier Hernandez n'a pas pu contenir ses émotions au moment d'annoncer la terrible nouvelle à son père. Un sacrifice fait par le cœur au détriment de la raison. La MLS peut remercier Chicharito, joueur au passage le mieux payé de l'histoire avec 5.5 millions d'euros par an (et oui il faut bien une contrepartie), un attaquant de renom qui devra aujourd'hui livrer un duel féroce avec un autre mexicano, Carlos Vela, qui ne s'est jamais autant éclaté avec un ballon au pied. Que d'excitations. 


Un petit effort 


Si l'Inter Miami a manqué dans un premier temps de recruter Lionel Messi, Cristiano Ronaldo, Luka Modric, Sergio Aguero, David Silva, Diego Maradona et Franz Beckenbauer, David Beckham entend bien décoiffer tout son monde en enrôlant la crème du football européen. 


La franchise américaine devrait devenir la nouvelle équipe australienne du Hockey sur gazon dans les années à venir. Tout repose sur un homme et l'aboutissement d'un projet qui aura duré sept ans. Et heureusement que la MLS peut compter sur l'égérie du football anglais pour faire la promotion de son championnat en Europe. Ce n'est sûrement pas la nouvelle franchise de la conférence Ouest : le Nashville FC qui aurait proposé des garanties dans le Tennessee.