​Mal en point en championnat, les Lyonnais s'éloignent de plus en plus de la troisième place, détenue actuellement par Rennes, et synonyme de qualification pour la prochaine Ligue des Champions. Un éventuel échec aurait de lourdes conséquences sur les finances du club lyonnais. 


Un côté resplendissant d'un point de vue sportif et une manne financière non négligeable : la ​Ligue des Champions est un modèle économique indissociable de la bonne finance des clubs européens. 


Avec une dotation toujours plus importante chaque année, et une répartition conséquente des droits TV, une non qualification pour la prochaine Ligue des Champions pourrait être un manque à gagner conséquent, impactant directement le projet sportif en place. 


Un jackpot conséquent qui s'envole 


À raison d'une qualification pour les phases de poules (15.25 millions d'euros), et d'une prime de 2.7 millions d'euros à chaque victoire et de 900 000 euros à chaque match nul, les Lyonnais peuvent déjà se frotter les mains cette saison. 


En cumulant deux victoires et deux matchs nuls lors des phases de poules, et en ajoutant la prime de qualification pour les huitièmes de finale de la compétition (9.5 millions d'euros) plus la somme issue du classement par coefficient mis en place par l'UEFA (environ 15.5 millions d'euros), sans oublier la prime de participation, ​l'OL, à ce stade du tournoi, est déjà assuré de percevoir la somme de 47.5 millions d'euros. 

Une éventuelle qualification en quart de finale face à la Juventus alourdirait la note, avec le reversement d'une nouvelle prime de 10.5 millions d'euros. Pour autant, si les Lyonnais ne partent pas favoris de cette double confrontation, une éventuelle qualification face à la Vieille Dame impliquerait une rentrée d'argent estimée entre 75 et 80 millions d'euros avec la répartition des droits TV. Une somme non négligeable pour se montrer actif sur​ le marché des transferts. 


Un impact sur le projet sportif


Avec des charges salariales conséquentes depuis maintenant plusieurs saisons, le club à Jean-Michel Aulas ne peut pas se permettre de passer par la case Europa League dont les dotations sont trois fois inférieures à sa grande sœur.  

Toujours autant actif sur le marché des transferts après avoir dépensé 94 millions d'euros l'été dernier et 48 millions d'euros cet hiver (en comptabilisant l'option d'achat de Karl Toko-Ekambi actuellement en prêt payant), l'Olympique Lyonnais a dépensé environ 142 millions d'euros en l'espace de seulement six mois. Un investissement conséquent qui ne pourra pas être reproduit dans le futur en cas de non participation en LDC. 


Pour autant, sans investir dans des contrats faramineux, l'OL devra se contenter d'attirer des joueurs de seconde zone, conséquence directe d'un projet qui ne sera forcément plus attractif. 


La prospection d'investisseurs 


L'institution lyonnaise a réalisé un grand coup en signant un partenariat historique avec la compagnie Emirates. Estimée à vingt millions d'euros chaque année pendant cinq ans, l'arrivée d'un groupe international majeur "dans les finances lyonnaises" représente un atout non négligeable. 

En revanche, si l'OL n'atteint pas ces objectifs à l'issue de la saison, la situation pourrait devenir plus problématique dans la quête de nouveaux investisseurs sur le moyen ou le long terme. Un critère à prendre en compte au moment où les hommes de Rudi Garcia sont lancés dans une véritable course contre la montre.