Après des débuts tonitruants, l'ASSE version Claude Puel est en difficulté


​L'arrivée de Claude Puel sur le banc de ​l'ASSE avait tout d'un conte de fée. Une victoire dans le derby et des résultats positifs, les débuts de l'ancien de Leicester avaient redonné espoir aux supporters après un début de saison complètement raté.


Oui mais voilà, après une période faste, les Verts rentrent dans le rang et sont sur une série de seulement trois victoires lors des dix derniers matchs. Si le bilan comptable est inférieur aux attentes (l'ASSE est 15ème avec 25 points), le mal, lui, semble être encore plus profond que ça.

En effet, il semblerait que dans le Forez, la confiance soit rompue entre le manager général de ​l’ASSE et certains des cadres du vestiaire, ces derniers n'appréciant que très peu la gestion plus rigide imposée par Puel après celle prodiguée par Gasset, qui était lui beaucoup plus proche de ses joueurs.


Mais ce n'est pas tout, comme indiqué par Bernard Lions dans le journal L'Équipe, le turn over imposé par l'entraineur et surtout la part belle faite aux jeunes agacerait les joueurs confirmés, qui se sentent menacés et ne goûtent que trop peu à une différence de traitement entre les anciens et les jeunes et à la remise en cause de leur statut.

Ainsi, l'important temps de jeu accordé aux jeunes comme par exemple celle de Maxence Rivera à Paris juste après la signature de son contrat pro et sans s’être entraîné avec le groupe aurait agacé. De même que, contre Nantes, Aholou, Kolodziejczak et Debuchy se sont échauffés une partie du match pour finalement voir Charles Abi et Edmilson Indjai Correia entrer en jeu.


Si l'on ajoute à cela un nombre important de blessés et non des moindres (Hamouma, Bouanga etc...) et d'autres qui inventent des blessures diplomatiques (Mvilla ou Diony) et vous obtenez un savant mélange de ce qui paralyse un club.


Ça sent la crise à l​'AS Saint-Étienne. Reste à savoir désormais si Claude Puel va réussir à inverser la tendance ou si le mercato hivernal va permettre de donner un second souffle à une équipe qui n'est pour l'heure pas en danger, mais qui pourrait vite le devenir.