Nantes coule Saint-Etienne dans un Geoffroy-Guichard vide (0-2). Douchée rapidement par la première réalisation de la saison de Mehdi Abeid, l’ASSE a complètement sombré au fil des minutes. Sans idées offensivement et à la peine en défense, les Stéphanois chuteront une nouvelle fois suite à une belle action collective conclue par Ludovic Blas.


Les hommes de Claude Puel n’arriveront pas à mettre véritablement à contribution Alban Lafont, surtout après la sortie sur blessure à l’entre-acte de Ryad Boudebouz. Quatrième revers de suite pour Sainté en championnat qui poursuit sa chute dramatique au classement.


Les leçons de cette défaite


Aucune réaction offensive


Après le terrible 6-1 encaissé contre le PSG au Parc des Princes, les supporters s’attendaient à une réaction. Pourtant, le bloc bien regroupé et compact de Nantes a largement pris le pas sur les faibles assauts adverses. L’animation offensive de l’ASSE démontre quelques hics évidents. Whabi Khazri ne trouve aucun décalage intéressant aligné dans l’axe. Ses appels extérieurs ne trouvent jamais preneurs et il a peiné à peser dans la surface nantaise. 


En seconde période, nous le sentions plus disponibles dans les espaces, prêt à soutenir ses partenaires. Il redescendait un peu plus et mettait ses facilités techniques à contribution. Un peu tard...

En pur meneur de jeu, Ryad Boudebouz n’a apporté qu’imprécisions et manque de justesse pendant ses 45 minutes de présence. L’absence de Denis Bouanga s’est beaucoup ressentie dans ce front offensif peureux et faiblard.


Un milieu nantais bien supérieur


Les deux formations se sont présentées dans le même dispositif : un 4-4-2 à plat avec une prédominance du travail des milieux de terrain. Privée de Yann Mvila, l’écurie dirigée par Puel a vu les clés de son jeu distribuées à Yohan Cabaye et Mahdi Camara.


Les deux milieux ont associé manque de justesse technique à insuffisance physique pendant ces longues quatre-vingt-dix minutes. Nantes a évolué en contres avec des transitions très véloces que l’ensemble du bloc, et plus particulièrement ces deux éléments de l’entre-jeu, n’a absolument pas géré. La profondeur laissée dans le dos de Cabaye surtout coûte cher. Sa vision du jeu ne suffit plus. Impossible pour eux de revenir soutenir leur arrières. Abeid dans un premier temps puis le virevoltant Blas en ont largement profité pour transformer cette domination physique au tableau d’affichage.


Un bloc trop haut ?

Dès les premières minutes, le choix tactique de Christian Gourcuff semblait clair. Contenir pour mieux se découvrir. Or, l’entraîneur des Verts n’a pas réussi à lire le jeu des Canaris assez lisse pourtant selon nous. Il a laissé son bloc très haut, ce qui a permis à un Blas d’avoir beaucoup d’espaces pour percuter et distribuer à sa guise.

Les latéraux Trauco et Palencia ont été éliminés de manière récurrente à la vitesse. Aucune gestion de cette domination haute n’est provenue d’un vieillissant Loïc Perrin ou d’un Moukoudi peu véloce à la course. Le système proposé par Puel n’était tout simplement pas adapté pour obtenir trois points de cette confrontation contre Nantes. La sanction a été immédiate. Son choix de laisser des cadres sur le banc demeure mystérieux et incongru.


Nantes l’emporte pour la première fois depuis vingt longues années à Geoffroy- Guichard. Une victoire synonyme de quatrième place provisoire pour les visiteurs mais de quinzième position pour ​l’ASSE à sept points de son adversaire de l’après-midi.