​Alors que l'Olympique lyonnais connaît une saison de transition mitigée, Jean-Michel Aulas a avoué ses regrets d'avoir laisser partir Bruno Genesio.


Une qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions obtenue de justesse lors de la dernière journée de la phase de poules, une bien décevante septième place au classement de ​Ligue 1, et des relations compliquées entre l'entraîneur ou les joueurs avec les supporters. À l'approche de la mi-temps de la saison 2019-2020, le bilan de l'​Olympique lyonnais est très contrasté.

Cet été pourtant, le mercato réalisé par la direction de l'écurie rhodanienne laissait présager du meilleur. Renforcement de l'effectif - malgré la perte de joueurs cadres - et surtout nouvelle équipe dirigeante, avec les arrivées combinées de Juninho en directeur sportif et Sylvinho, venu pour récupérer la place de Bruno Genesio sur le banc. Après des mois de tensions avec les fans du club lyonnais, le coach tricolore avait en effet pris la décision de stopper son aventure à la tête des Gones.

Depuis, son successeur brésilien a déjà été remercié, et c'est Rudi Garcia qui a repris le flambeau. Mais son passé à l'Olympique de Marseille n'améliore pas sa cote de popularité aux yeux du public. Alors, l'OL ne fait-il tout simplement pas fausse route ? Dans un long entretien accordé à Eurosport, Jean-Michel Aulas a pour la première fois avoué son erreur d'avoir laissé partir Bruno Genesio en cédant à la pression populaire. Confessions.


"On a donné raison aux supporters avec Bruno Genesio, et je me mords les doigts de ne pas l'avoir gardé. Je préfère avoir des résultats plutôt que d'écouter les sifflets. Parfois, il faut être courageux pour dire aux supporters la vérité. Je rappelle que Rudi Garcia a joué la finale de la Coupe d'Europe dans mon stade.

Peut-être que j'ai commis une petite erreur. J'ai écouté les groupes de supporters. Après tout, je suis quelqu'un d'humain. J'ai aussi voulu faire plaisir à Bruno (qui a demandé à son président de le laisser partir à l'issue de la saison, ndlr). Moi, je pouvais vivre la situation parce que j'avais plus de bouteille que lui. Peut-être que je n'ai pas rendu service à l'institution. Ensuite, je me suis demandé qui pouvait redresser la barre après avoir donné peut-être trop rapidement le manche à Juninho et Sylvinho.

Quand Rudi me dit : 'Je joue l'expérience et la complicité avec Juninho', eh bien on se sort d'une sale situation. Parce que quand ça commence à déconner dans le foot, c'est très difficile de stopper l'hémorragie. À Lyon, on a toujours su gérer la situation de crise en étant résistant, on sait ce que c'est de prendre des décisions dans un contexte difficile.

J'ai toujours l'habitude d'assumer mes décisions. Quand je suis allé voir Juni, il était partant avec Genesio. Je n'ai probablement pas été en harmonie avec ce que j'ai fait tout au long de ma carrière. Mais les supporters qui réclamaient le départ de Bruno doivent aussi se remettre en cause."


Un constat d'échec, assez rare pour être souligné, de la part de Jean-Michel Aulas, qui connaît actuellement une drôle de saison avec son Olympique lyonnais.


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