Depuis le début de la saison 2019/2020, que ce soit en France, en Angleterre ou en Italie​, des hommes ont réussi à prendre la main sur leurs équipes respectives. Coup de projecteur donc sur ces coachs qui tiennent pour l'instant la dragée haute à leurs détracteurs.


Jürgen Klopp

Jurgen Klopp

Offrir à Liverpool le 19e titre de champion d'Angleterre dans son histoire, tel est l'objectif de Jürgen Klopp cette saison. Et il semble sur le bon chemin. L'an passé, les Reds n'ont perdu qu'une seule rencontre de ​Premier League, mais ont échoué second, à un point de Manchester City. Cette année, aucune défaite n'a encore été enregistrée par le mythique club du nord de l’Angleterre. 34 points ont été pris à ce jour, sur 36 possibles. Et Liverpool caracole en tête du championnat avec 8 points d'avance sur son dauphin, Leicester.


Arrivé en 2015, Jürgen Klopp n'a cessé de façonner son équipe pour arriver à un résultat qui colle parfaitement à sa philosophie. Près de 450 millions d'euros ont ainsi été dépensés par les dirigeants des Reds sur le marché des transferts. Seulement six joueurs présents dans l'effectif de Liverpool, lorsque le coach allemand a pris son poste, portent encore la tunique rouge aujourd'hui. Mais la formule semble avoir été trouvée. Très peu de mouvements ont en effet eu lieu cet été, après une saison 2019/2020 auréolée d'un titre en Ligue des Champions et d'une place de vice-champion d'Angleterre donc. Ce qui part pour être amélioré en juin prochain.


André Villas-Boas

Andre Villas-Boas

Relever un triste ​Olympique de Marseille, parfois dramatique même la saison dernière, n'était pas une tâche aisée. C'est pourtant ce qu'est en train de réaliser AVB. Le technicien portugais part de loin. L'an passé, Marseille n'était que la 14e défense de Ligue 1 avec 52 buts encaissés. Les Phocéens n'ont pas accroché l'Europe, difficile en même temps lorsque l'on cumule 13 défaites sur 38 rencontres, leur pire total depuis sept ans. 


Cette saison est encore sous courant alternatif pour le moment, comme le démontrent les premiers résultats : une défaite d'entrée face à Reims et un match nul à Nantes, puis trois victoires consécutives, suivies de d'une série de quatre rencontres sans succès. Cependant, l'OM affiche un vrai caractère. Des guerriers, ramenés avec André Villas-Boas comme Dario Benedetto ou Alvaro Gonzalez, insuffle une nouvelle âme à cette équipe. Et les inspirations de l'ancien coach de Chelsea paient, comme le replacement de Boubacar Kamara au milieu de terrain. Marseille vient ainsi de taper Lille et Lyon et se place aujourd'hui comme dauphin du PSG en Ligue 1.


Antonio Conte

Antonio Conte

L'Inter de Milan, bel et bien de retour au premier plan. Illustre club italien, l'Internazionale est de nouveau capable de rivaliser avec l'immense Juventus de Turin. C'est même le seul club qui suit le rythme infernal des bianconeri cette saison en ​Se​rie A. Avec 10 victoires en 12 rencontres et 31 points engrangés, les nerrazzuri ne sont en effet qu'à une petite longueur de l'ancien club d'Antonio Conte.


L'entraîneur italien, arrivé en mai dernier pour faire repasser un cap à l'Inter, a directement mis sa patte sur la composition de l'équipe. Bonjour le 3-5-2 maîtrisé de bout en bout. Bonjour les jeunes pépites comme Nicolo Barella, italien de 22 ans, ou Valentino Lazaro, autrichien de 23 ans. Bonjour le duo d'attaque Romelu Lukaku-Lautaro Martinez efficace à souhait, avec 9 buts en 12 matchs de Serie A pour le Belge, 8 buts et 3 passes décisives en 16 rencontres toutes compétitions confondues pour l'Argentin. L'Inter marche, Conte dicte.


Brendan Rogers

Brendan Rogers

Champion d'Angleterre surprise en 2016, Leicester aurait pu se faire piller et dégringoler. Piller, ils l'ont été puisqu'un à un, N'Golo Kanté, Danny Drinkwater, Riyad Mahrez ou encore Harry Maguire se sont en allés. Dégringoler, ils ont bien failli avec une 12e place en 2017. Mais les Foxes se sont finalement stabilisés avec les deux saisons suivantes conclues dans le Top 10. Et puis Brendan Rogers est arrivé, sans se presser...


Le technicien nord-irlandais a profité de la somme folle récupérée avec le transfert Maguire pour miser gros sur quelques talents : 45 millions d'euros pour Youri Tielemans, 33 millions pour Ayoze Perez et 21 millions pour Dennis Praet. Et Rogers a réussi à façonner une équipe bien en place tactiquement, d'une solidité à faire pâlir Arsenal et Tottenham, tous deux vaincus au King Power Stadium. Un groupe capable de faire exploser en plein vol ses adversaires aussi (coucou Southampton). Une équipe aujourd'hui bien installée dans le Big Four, avec une deuxième place au classement.


Claude Puel

FBL-FRA-LIGUE1-NANTES-ASSE

Après l'échec Leicester City, se relancer dans un marasme ambiant à Saint-Etienne ne semblait pas la plus aisée des solutions. Claude Puel s'est cependant battu pour obtenir ce poste qu'il convoitait. Et ses premiers résultats avec ​l'ASSE lui donnent raison. La gestion du cas Printant a été très discutable dans le Forez. Cela a littéralement plombé le début de saison des Verts, qui pointaient à la 19e place de Ligue 1 avec seulement 2 victoires en 8 rencontres.


Puis le mariage entre Puel et Sainté a été prononcé le 4 octobre dernier, avec cette lune de miel incroyable qui fut une victoire dans le derby face à l'OL (1-0). Et depuis les Verts enchaînent avec des victoires face à Bordeaux, Monaco et Nantes, pour retrouver une très jolie 4e place au classement. Seul bémol, le parcours en Ligue Europa reste morose avec deux matchs nuls face à Oleksandria...


Maurizio Sarri

Maurizio Sarri

Les années passent, et la ​Juventus ne cesse de briller. Octuple (sur le terrain) championne d'Italie en titre​, la Vieille Dame ne prend pas une ride, mais si son entraîneur oui. Maurizio Sarri, 60 ans, a en effet repris le club turinois en juillet dernier.


Attention tout de même au caractère bien trempé et aux idées un peu bornées du coach italien. Pour la première fois depuis longtemps, Cristiano Ronaldo a été remplacé au cours de deux rencontres consécutives. Il en a même quitté le stade le week-end dernier. Il ne faudrait pas que les egos coûtent des succès à la Juventus plus tard dans la saison...