Alors que l'Olympique de Marseille est sorti de la Coupe de la Ligue dès son entrée en lice, André-Villas-Boas n'a​ pas mâché ses mots à l'encontre de ses joueurs.


Une compétition de plus à oublier pour l'​Olympique de Marseille. Déjà privée de coupe d'Europe au plus grand désarroi de ses supporters, l'écurie phocéenne n'a cette saison que la possibilité de briller sur la scène nationale. Malheureusement pour elle, tout ne s'est pas passé comme prévu pour cette entrée en matière dans la Coupe de la Ligue.

Mercredi, sur la pelouse de l'AS Monaco, les partenaires de Steve Mandanda n'ont en effet pas pu éviter la défaite (​1-2). La deuxième consécutive, qui alourdit davantage le récent bilan des Olympiens, qui affichent seulement une petite victoire au compteur sur leurs sept dernières rencontres disputées, toutes compétitions confondues. Pas de quoi s'enthousiasmer donc, du côté de la Canebière.

Chiffre équivoque, les Marseillais n'ont cadré qu'un seul tir en quatre-vingt-dix minutes, et il ne s'agit même pas du but de Dimitri Payet, dont la frappe est déviée par le gardien monégasque Benjamin Lecomte alors que le ballon sortait. Ajoutez à cela une nouvelle première mi-temps complètement ratée, et il n'en fallait pas plus à André Villas-Boas pour sortir de ses gonds.


"On a encore raté nos quarante-cinq premières minutes, on n'a pas été bons et on le paie cher ensuite alors que c'est un match qu'on pouvait gagner. On a manqué d'agressivité, d'intensité dans le jeu. On l'a eu sur la fin mais ce n'est pas possible de ne pas le faire en début de match quand on a de la fraîcheur.

La première mi-temps a été honteuse. On a beaucoup parlé à la mi-temps. On a dit que ce n'était pas possible de proposer cela. Ce n'est pas une question de système mais d'agressivité. Je n'ai pas de réponse sur la première mi-temps. On doit trouver les réponses entre nous.

Vu ce qu'on a proposé en deuxième mi-temps, ce n'est pas physique. On peut accepter la défaite de Paris, vu la qualité de l'adversaire. Mais pas celle-là contre Monaco. Je voulais gagner cette coupe, le groupe aussi. C'est une honte d'autant que les supporteurs étaient là pour nous, de la première à la dernière minute. Maintenant, il faut le leur rendre.

Il n'y a pas trop de pression pour les joueurs. Il manque un peu de qualité. On parlera de tout ça entre nous. Je ne suis pas le type de coach qui remet en cause les joueurs publiquement. Malgré les blessures et les suspensions, on a cherché un style mais maintenant la victoire devient plus importante que la performance. En termes de mentalité, c'est aux joueurs de donner une réponse aux supporters."


Visiblement dépité lors de son passage devant la presse, le coach portugais semble prendre mesure de la tâche à accomplir. Désormais, il ne reste plus que le championnat et la coupe de France à l'Olympique de Marseille, qui affronte Lille et Lyon pour ses deux prochains matches.


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