​On dit souvent que nul n'est prophète en son pays, et bien il semblerait que Leandro Paredes, le numéro 8 du ​Paris Saint-Germain soit en train de tordre le cou à cet adage. Celui qui est affectueusement surnommé Leo par ses partenaires, a en effet été largement décrié depuis son arrivée dans la capitale. Trop lent, pas assez puissant, manque d'agressivité, les critiques sont largement tombées sur le dos du joueur formé à Boca.


Un contexte pas favorable


Il n'a certes pas rayonné comme on aurait pu l'espérer, mais il est toujours important de contextualiser les choses. 


Arrivé avec un gros retard de préparation, il a été parachuté titulaire au coeur d'une équipe qui s'est complètement délitée suite au naufrage de Manchester United. Compliqué de sortir du lot dans ces conditions-là, sans compter une phase logique et légitime d'intégration. Leandro Paredes a malgré tout fait étalage d'une qualité de passe et d'une vision du jeu assez incroyable par moments. 



Ne nous mentons pas, il ne sera jamais un travailleur infatigable au milieu de terrain, mais bien entouré il est clairement un joueur avec la capacité de gérer le tempo et de délivrer des passes capables de tuer le match.


Redondo et Riquelme fans du joueur


La vision du poste qu'occupe Leandro Paredes est toute autre dans son pays. La sentinelle en France devient "El Cinco" du côté de Buenos Aires. Un poste clé de meneur de jeu reculé, qu'a très longtemps occupé Fernando Redondo, une référence mondiale, vainqueur de la Ligue des Champions avec Le Real Madrid des Raul, Morientes, et autre Anelka. Il est donc plus que bien placé pour analyser le jeu de son compatriote et autant dire qu'il ne tarit pas d'éloges 


"Je crois que Paredes réunit les conditions, Il est celui qui peut apporter à l’Argentine l’équilibre défensif. Il ne doit plus bouger du onze et de cette position sur le terrain. Il est celui qui peut apporter à l’Argentine l’équilibre défensif et le tempo nécessaire pour la gestion du ballon. Et ça, c’est fondamental."




Pour mieux comprendre la cote d'amour dont jouit Paredes dans son pays, il est important de se remémorer les mots qu'avaient prononcer Juan Roman Riquelme à son endroit au moment où le jeune Leandro poussait doucement son idole vers la sortie.


"Je ne peux pas prendre la place d’un gamin de dix-huit ans qui doit attendre que je me retire pour faire son trou. J’ai déjà réalisé tous mes rêves, maintenant c’est son tour. Il est temps que Paredes s’affirme."


On espère ainsi que ces deux monstres sacrés du football argentins auront vu juste et que l'on pourra voir sur les pelouses françaises le Paredes à qui l'Argentine entière fait les yeux doux ... à juste titre.