​Nous aurons pu voir une fantastique partie de football terriblement espagnole. L'Atletico Madrid s'est fait peur au Metropolitano dans une fin de rencontre alléchante. Alvaro Morata avait lancé les hostilités très tôt dans la rencontre avant que Kévin Gameiro punisse son ancien club. L'irremplaçable Antoine Griezmann redonnera un avantage bref aux Colchoneros. 

Un penalty concédé par Saul permettra à Dani Parejo de redonner de l'espoir à des Valencians enragés. Quelques secondes après, Angel Correa illuminera de nouveau la partie comme à l'aller d'une frappe lumineuse de 25 mètres. L'Atletico garde donc le contact avec le​ Barça et retarde la célébration du titre.


Les trois leçons de la rencontre 

Simeone a trouvé son trio offensif 

Depuis quelques semaines, Simeone se projette bien plus sur la saison prochaine. Les experts espagnols lui reprochent régulièrement son style de jeu beaucoup trop défensif incohérent à la Liga. Il a encore proposé une approche beaucoup plus offensive avec un trio offensif très intéressant. 

Morata et ​Griezmann ont parfaitement combiné dans les appels et balle au pied trouvant tous les deux les filets, ce soir. Lemar a également largement contribué à cette victoire. Il est libéré par le travail plus important des trois milieux derrière et également des latéraux plus présents à la récupération. 

Valence peut viser la C1

Avec cette défaite plus ou moins prévisible, Valence laisse la main à Getafe et Séville. Pourtant, dans le jeu, les joueurs de Marcelino ont été plus qu'entreprenants. Ce fut une réussite à beaucoup de niveau. Comme depuis le début d'année en 2019, le jeu proposé par les cinquièmes au classement est toujours porté vers l'attaque à l'extérieur comme à domicile. 

Ils manquent encore cette rigueur défensive qui pose beaucoup trop défaut aux Valencians. Devant, tout se passe plutôt bien avec un Gameiro intelligemment placé et un Mina qui décroche beaucoup. Derrière, Diakhaby et Garay manquent encore de précision dans leurs sorties. A travailler. 

Koke et Parejo : Viva Espana ! 

Deux milieux dans cette rencontre se sont encore démarqués. Premièrement, Koke dans un rôle un peu ingrat de box-to-box a du être au four et au moulin en même temps. Il a su distribuer en numéro 8 et également couvrir l'aile droite avec Juanfran. 

Parejo lui aussi nous a régalé. Balle au pied, il n'y a pas beaucoup mieux en Espagne et même en Europe. Il sait tout faire : frapper les penaltys, orienter le jeu verticalement ou horizontalement et même récupérer des ballons. 

Ces deux milieux ont dicté le jeu de leurs équipes respectives tout en essayant de marcher sur les pieds de l'autre. 

L'Atletico Madrid confirme encore sa place de dauphin tandis que Valence semble déjà condamné à l'exploit pour se qualifier en Champions League. Le Barça devra attendre ce week-end pour fêter le titre. 

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