Dans la foulée des blessures de Thomas Meunier et Thiago Silva puis de l'exclusion de Juan Bernat, le ​PSG a vécu une soirée cauchemardesque au Grand Stade. Pour les hommes de Thomas Tuchel, il serait désormais temps de transformer l'essai.


Areola (3) : Pas exempt de tout reproche sur certaines des réalisations lilloises, le brassard de capitaine que lui a transmis Silva ne lui a pas réussi, loin s'en faut.


Meunier (non noté) : Malheureux des deux côtés du terrain, tant sur l'ouverture du score refusée des siens que sur celle valable des Dogues​le latéral belge a même dû écourter sa soirée. Le calvaire aura donc duré une vingtaine de minutes, avant que Moussa Diaby (4) ne prenne le relais. Pendant longtemps, on a senti que le rythme endiablé du match pouvait convenir à ce dernier. Bien en jambes, il joua la plupart des coups à fond, mais son bilan restera marqué par sa perte de balle amenant le deuxième but lillois (51ème).


Dagba (3) : Trop tendre et discret, le titi parisien devra se servir de cette prestation pour grandir par la suite. Car lorsqu'il ne se montre pas aussi timide que ce soir, il demeure un joueur intéressant.


Thiago Silva (non noté) : Probablement conscient du naufrage en approche, le capitaine parisien a préféré laisser à Thilo Kehrer (3) l'honneur de faire couler les siens. Après avoir manqué le cadre de façon assez incroyable à la reprise (48ème), l'Allemand intervint en permanence à contretemps face aux vagues rouges successives.


Kimpembe (4) : Longtemps souverain et saillant dans ses interventions, l'enfant de Paris a fini par plonger lui aussi, en témoigne son très mauvais timing sur l'ultime but nordiste (84ème). Un relâchement difficilement pardonnable pour celui qui se doit d'hausser le ton lorsque le navire tangue dans de telles proportions.


Bernat (non noté) : Bien plus technique que la moyenne, le latéral espagnol profita d'abord de l'offrande de Kylian Mbappé pour ouvrir son compteur en championnat (11ème), avant de dicter  le tempo de quelques contre-attaques franciliennes. Même si l'accrochage demeure léger, son exclusion se veut logique (37ème).

Alves (3) : Introuvable dans le jeu et inconsistant dans les duels, le Brésilien n'a pas aidé les siens à retrouver leurs esprits dans les moments chauds. C'est pourtant dans ces moments-là que son expérience devrait servir, comme il semble lui-même le réclamer...


Paredes (4) : Rares seront les observateurs à mentionner son aisance dans la transmission, tant il fut régulièrement battu dans l'entrejeu. Il devra à tout prix profiter de l'intersaison pour muscler son jeu et gagner en intensité, de peur que ses qualités naturelles ne puissent un jour être exploitées.


Verratti (5) : Au beau milieu de l'enceinte du LOSC était audible un bruit de fond aussi répétitif qu'agaçant. C'était le cri du Hibou, qui n'a cessé de pester contre Benoît Bastien, l'arbitre du soir. On préfère quand même lorsqu'il s'exprime avec ses pieds, ce qu'il a plutôt bien fait par ailleurs.

Draxler (3) : Passablement énervé, il aurait pu écoper d'un carton rouge en fin de rencontre. Entre discrétion et frustration, l'Allemand a traversé cette soirée comme une ombre.


Mbappé (5) : Son amour de cloche a permis aux siens de recoller au score à un moment où l'on craignait le pire pour Paris. Durant le reste de la première mi-temps, il s'est de nouveau montré hyperactif, avant de s'enfermer après le repos dans un registre individualiste qui ne le met pas en valeur.