​​Arsenal prend une belle option dans ce quart de finale aller à l'Emirates Stadium. Dans une première période clairement londonienne, c'est bien les Gunners qui frapperont à deux reprises par l'intermédiaire de Ramsey et une frappe contrée par Koulibaly. Ensuite, le Napoli tentera de se réveiller en apportant au final très peu de danger sur le but de Petr Cech. 


Les tops 


Des ailes clairement londoniennes 


Dans un 3-5-2 sans vrais ailiers, Arsenal a réussi à prendre le contrôle du jeu latéral de la rencontre. Callejon et Insigne ont pu exploiter quelques espaces en début de seconde période tout en subissant le pressing constant des latéraux Gunners. Kolasinac et Maitland-Lines, alignés très haut, ont alors développé leur jeu de courses très intense. 

C'est bien le latéral droit d'Arsenal qui crée ce premier but de Ramsey en étant au départ et à la dernière passe de cette action. Son coéquipier à l'opposé a lui aussi apporté des centres chauds et une puissance impressionnante. Sur la fin de match, les retours furent moins assurés et l'équipe en a pâtit. 


Captain Koscienly imprenable 


L'international français a rayonné durant l'ensemble de la rencontre. C'est lui qui a coupait chaque contre napolitain par des interventions autoritaires. Malgré des grosses pointes de vitesse en face, Koscielny se plaçait de manière intelligente pour créer l'erreur adverse. Dans le duel aérien, c'était forcément aisé pour son mètre 86 de s'imposer face à des Mertens et Insigne bien moins imposants. 

Nous ne l'aurons jamais vu pris en porte-à-faux au cœur de cette charnière à trois défenseurs. Il a rassuré les quelques espaces dans le dos de Monreal et Sokratis. 


Au milieu, ça travaille dur


Nous ne parlons pas du rendement plutôt moyen du discret Mesut Ozil. Cependant, celui de Ramsey et Torreira fut déterminant dans cette victoire. Tout d'abord, c'est bien eux qui crée les deux buts par leurs frappes dangereuses. Ensuite, ils auront totalement maîtrisé un Allan en-dedans en prenant des risques payants dans leurs transmissions. 

Leur excellent volume de jeu accompagné de leur technique précise dans les moments importants ont déstabilisé tout le bloc napolitain. A la sortie de Torreira, l'impact sur le jeu des Gunners a été immédiat. 


Les flops 


Insigne vendange, Mertens inexistant


Dries Mertens n'a touché que très peu de ballons dans l'ensemble et aucun dans la surface. Son heure de jeu sur la pelouse de l'Emirates se résume à des pertes de balle stupides et même des passes à contre-temps. 

De l'autre côté, Insigne a propose une partition frustrante pour les supporters italiens certainement... Il rate une occasion toute faite juste avant la mi-temps qui aurait pu tout changer. Ces choix à l'entrée des 16 mètres furent surprenants et même décevants. Le capitaine du Napoli ne propose toujours pas de grande prestation sur la scène européenne. 


Les boulevard de Monreal 


A ce niveau de compétition, c'est anormal de voir autant d'espaces dans une défense à trois. Sokratis n'a pas eu beaucoup à s'employer pour conserver sa supériorité sur Zielinski. Par contre, Monreal a été le seul bémol de cette prestation. Il a donné des cartouches faciles à Insigne qui se déplaçaient facilement dans des mouvements extérieurs dans son dos. 

Alors, la maladresse des attaquants d'Ancelotti lui sauvera des quelques foudres de son entraîneur. En tout cas, voilà une faiblesse à exploiter pour le match retour à San Paolo. 


Un manque de puissance physique pour Naples 


Sans Milik au coup d'envoi, les long ballons de Koulibaly ou Rui atterrissaient systématiquement sur la tête des centraux londoniens. Pensant jouer le contre, Ancelotti a fait une grossière erreur puisqu'il n'avait pas l'attaquant capable de créer des espaces en gagnant ces duels aériens. Fabian Ruiz ainsi que José Callejon ont tenté tant bien que mal d'apporter des ballons dans la surface. Seulement, le peu de présence physique du Napoli ne permet pas de créer des occasions. 


Même les latéraux n'ont jamais semblé s'imposer. La victoire s'est joué à l'échelle plus athlétique que technique. Arsenal a tout donné et s'est vu récompensé.


Arsenal a désormais un large avantage avant d'aller jouer la qualification pour une deuxième demi-finale d'affilée en Ligue Europa à San Paolo. Naples devra se renforcer au niveau physique avec le retour de Milik peut-être devant. 


Naples est passé complètement à côté de sa partition et devra désormais réaliser la remontada à domicile.