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Crise à l'OL : À qui la faute ?

Les Lyonnais traversent une période délicate après la cuisante élimination en demi-finale de la Coupe de France face à Rennes (2-3) puis en encaissant un cinglant 1-3 au Groupama Stadium face au bon dernier du championnat : Dijon. 


En pleine période de réflexion après le report de la prolongation du contrat de Bruno Genesio dont le bail expire le 30 juin prochain, les dirigeants lyonnais doivent désormais faire face à une nouvelle crise institutionnelle alors qu'une rupture semble s'opérer avec les supporters. 


Désireux de voir leur entraîneur être évincé du projet lyonnais, les virages du Groupama Stadium n'ont pas hésité à revendiquer leurs idées ce samedi face aux Dijonnais malgré quelques banderoles de mauvais goûts. 

6. Un simple club tremplin

Et oui, l'OL aurait probablement pu se mêler aux meilleurs quand en 2005 et 2006, les Lyonnais terrassaient le grand Real Madrid au point de faire trembler toute la planète Europe. Mais comme souvent pour ces clubs en plein développement, les investisseurs étrangers ont toujours la part belle au moment de faire des emplettes sur le marché des transferts. 


Alors, dans de telles conditions, difficile de rivaliser avec tous ces cadors européens qui tapent à coups de millions sur la table. Les conséquences ? L'OL a perdu toutes ses pointures en l'espace de quelques saisons au point de rentrer dans le rang sur la scène européenne. 


Malgré un centre de formation qui frise aujourd'hui l'excellence et des infrastructures dignes des plus grands, Jean-Michel Aulas ne semble pas en mesure de conserver ses meilleurs éléments, en atteste les départs récents de Samuel Umtiti, Corentin Tolisso, Alexandre Lacazette ou encore Maxime Gonalons. 

5. La faute aux supporters

Le bouc-émissaire idéal pour le président lyonnais alors que ses joueurs se sont désinvestis de leur rôle premier, à savoir jouer au football. Comment ne pas taper sur ses pseudos supporters qui encouragent malgré tout avec force et honneur des hommes qui semblent plus concentrés sur l'animation de leurs réseaux sociaux ou encore leurs dernières coupes de cheveux totalement loufoques. 


Mais à part ça, il ne faut pas s'inquiéter, Memphis Depay vient de sortir un dernier titre de rap qui ne dépassera probablement jamais le million de vues mais l'essentiel est ailleurs, l'OL  va gagner une coupe d'Europe dans les cinq prochaines années. Et ce n'est pas nous qui le disons. 

4. La com' de JMA

Ah sacré Jean-Michel Aulas ! Avec plus de 500 000 followers sur Twitter, difficile de ne pas faire mumuse en égratignant légèrement le Paris Saint-Germain avant de l'encenser quelques jours plus tard.


Évidemment, il semble de moins en moins évident de s'y retrouver dans une communication totalement dénuée de sens et qui laisse le plaisir aux détracteurs de prendre à partie un club qui mérite un traitement de faveur tellement plus adapté. 


Alors honnêtement, retirez ce petit joujou de la main de notre président pour qu'on retrouve un semblant de crédibilité au moment où les choses deviennent sérieuses. 

3. Bertrand Traoré : Do Brazil

Élégant balle aux pieds, capable de rivaliser techniquement avec Lionel Messi, Bertrand Traoré  n'a surement rien à envier à l'international argentin qui n'a qu'à bien se tenir. 


Parlez en un petit peu avec un certain Cristiano Ronaldo qui se laisserait surement tenter par une petite séance privilégiée avec le dieu du football. Légère on vous a dit, il ne faudrait pas non plus perturber l'ailier lyonnais qui a besoin de beaucoup de récupération après des prestations de grandes volées en championnat. 


Peut-être que finalement la nonchalance est la marque des plus grands. Une subtilité qui permet d'endormir son adversaire avant de surgir au moment propice. 

2. Bruno Genesio ou le manque de charisme

En place depuis quatre saisons à l'Olympique Lyonnais, Bruno Genesio jouit d'une légère notoriété auprès du Conseil d'Administration qui semble se satisfaire de ses résultats aussi bien sur le plan sportif que sur le plan esthétique. 


Pourtant, les fans lyonnais ne sont absolument pas conquis par cette indécision permanente sur le terrain, et ce manque flagrant de repères entre les joueurs. À plusieurs reprises déjà, le natif de Lyon n'a jamais réellement su prendre l'ascendant dans ses choix tactiques, rebutant en permanence ses premières décisions. 


Si la perfection est une qualité indéniable pour performer au plus haut niveau, la prestance et le don de soi aux abords du terrain sont d'autres atouts non négligeables pour renvoyer une image fortifiée de soi. Et ce ne sont pas les conférences de presse qui lui donneront raison. 

1. Pas d'explication

Finalement, pourquoi perdre du temps à chercher des explications aux maux des Lyonnais quand la réponse n'existe peut-être pas ? 


Parfois, il parait impossible d'expliquer l'inexplicable. Posez tout simplement la question aux Dijonnais qui ont vu deux de leurs frappes faire mouches après avoir été déviées. Il suffit d'une mauvaise passe, ou de problèmes personnels ou encore d'une nouvelle polémique autour de Donald Trump  pour faire basculer un état d'esprit, une décision ou encore le cours de l'histoire d'un club. 


Alors dans cette situation, patientons, en attendant des jours meilleurs. Pas trop non plus, il ne faudrait pas que l'OL se retrouve à écumer la Ligue 2 et à jouer sa survie face à Chambly.