​Depuis 2011, le Paris Saint-Germain marche sur le football français et a repris le flambeau de l'Olympique Lyonnais, qui venait de dominer les années 2000. Une situation que Jean-Michel Aulas compte bien renverser au plus vite.


Depuis que le ​Paris Saint-Germain a été racheté par les investisseurs qataris, le président de l'​Olympique Lyonnais n'arrête pas de pester à propos du trop plein d'argent que dépense le club de la capitale. Le dirigeant le plus emblématique de la Ligue 1 aimerait que l'écart entre le PSG et ses concurrents se réduise. Selon lui, il en va de la pérennité des clubs de notre championnat. 


Dans un entretien accordé au blog lyonnais GregoryMorris.com, Jean-Michel Aulas a annoncé attendre des mesures fortes de la part de la Ligue Professionnelle de football dont il fait partie :


"À l’instant T, l’écart est trop important. Sur les coupes, sur un match (on l’a vu récemment au Groupama Stadium), on peut s’approcher du niveau du PSG, mais sur la longueur c’est difficile. Par contre, je pense qu’avec le fair-play financier et une réflexion au niveau de la France et de la DNCG, un certain nombre de règles viendront bientôt réguler de manière plus importante cet écart. C’est tout l’écosystème du football français qui est en danger. Si le premier budget du championnat est de l’ordre de 850 millions, le suivant d’entre 300 et 400 millions, pour une moyenne des clubs à 60 millions, nous sommes face à un modèle économique qui peut avoir des conséquences dangereuses à moyen terme. Ainsi, je pense qu’il y aura des effets de régulations sur le plan européen comme sur le plan français, et nous pouvons imaginer en bénéficier et combler le retard dans les trois années qui viennent. D’autant que le PSG devrait aussi, dans le futur, tenir compte de la qualité des joueurs formés en France : une partie des moyens mis à disposition du club parisien pourrait alors profiter aux clubs nationaux, dont Lyon."


Alors que la LFP songe à la mise en place d'un fairplay financier pour l'année 2020, le dirigeant rhodanien compte bien utiliser son influence pour mettre en place une redistribution des richesses des clubs de ​Ligue 1 d'ici trois ans.