​La mère, agent et conseillère d'Adrien Rabiot, n'a pas manqué d’égratigner le club de la capitale dans une interview consacrée au journal l'Equipe après la mise à l'écart de son fils.


Le feuilleton Rabiot ne semble pas prendre un dénouement heureux alors que les échanges par médias interposés ne cessent d'alimenter la rupture entre le clan Rabiot et​ le Paris Saint-Germain.


Déjà acté depuis plusieurs mois, le départ de l'international français ne fait plus illusion au Camp des Loges, mais le nouveau point de chute et la mise à l'écart du milieu de terrain parisien semblent accroitre ce climat de tensions entre les différentes parties. 

Soucieuse de replacer la situation dans son contexte, Véronique Rabiot en a profité pour cibler la mauvaise gestion d'Antero Henrique dans le dossier, coupable selon sa vision, d'avoir condamné son fils "au pain sec, à l'eau et au cachot."


"On le prend en otage parce qu'il ne veut pas resigner, alors qu'il ne fait que respecter son contrat. Adrien ne demande que ça : respecter son contrat. Cette histoire est une succession de directeurs sportifs au PSG, de discours différents. Si vous voulez, je vous écris un livre... Et Henrique est arrivé. Il a dit qu'il voulait recruter un numéro six, il ne l'a jamais fait."

Comme dans une success story, la mère du joueur reproche clairement à Antero Henrique ses méthodes précaires et peu diplomatiques qui ont conduit à ce climat délétère malgré l'envie grandissante de Thomas Tuchel d'intégrer de nouveau Adrien Rabiot à l'effectif parisien.


"Parce qu'il n'a pas fait ce qu'il avait dit pour le recrutement. Il n'a pas fait ce qu'il avait dit non plus pour qu'Adrien puisse jouer à son poste."


Outre une lettre adressée directement au Camp des Loges, mentionnant la mise à l'écart du Français, ​Adrien Rabiot est devenu le bouc émissaire idéal pour répondre aux maux des Parisiens. 



"Comment peut-on lui reprocher et le sanctionner de ne pas être allé au Qatar avec deux décès à vingt jours d'écart en janvier ? Sa grand-mère est morte le 5. Son papa le 25. Et on lui enlève sa prime d'éthique. Mais on est encore plus que dans le sordide. [...] On balance un rideau de fumée avec Adrien. On lui tape dessus pour ne pas affronter les vrais problèmes. 

Je pense que le PSG, au lieu de s'occuper du fait qu'Adrien est allé en boîte de nuit le 6 mars au soir, devrait mieux se préoccuper de ses véritables problèmes. Mais c'est plus facile de parler de nous, de faire l'actualité autour d'Adrien, que de voir les choses en face, de trouver des solutions pour que ce club soit performant et efficace sur le terrain"




Enfin elle a fini par mettre un dernier tacle à Thomas Tuchel et Neymar, dénonçant des différences de traitement.


"Les règles ont changé au PSG. C’est comme arriver directement au Parc des Princes à 19 heures le jour d’un huitième de finale de Ligue des champions… C’est du bon coaching. Je veux bien si c’est ça du bon coaching ! C’est pour ça qu’on lui a fait sauter ses primes d’éthique. Il y a deux poids, deux mesures. Il y a des joueurs qui se loupent pour six minutes à cause de la sieste, et d’autres qui sont blessés mais qui peuvent aller faire la fête à l’autre bout du monde, au carnaval de Rio… "



Et quand il s'agit d'aborder l'avenir de son enfant, Véronique Rabiot reste catégorique : "tout le monde dit qu'on a déjà signé avec un nouveau club. Mais on n'a signé nulle part." Une réponse claire qui aura le mérite d'éclaircir légèrement la situation dans un dossier bien brouillé.