Le tribunal administratif de Paris a décidé de lever une décision de la commission de discipline de la LFP. L’impartialité du décisionnaire et président Sébastien Deneux est remise en cause.


Lors d’une interview accordée à l’Équipe, publiée le 21 novembre 2017, Sébastien Deneux a affirmé vouloir réprimander plus sévèrement les supporters du PSG, de l’​OM, de Saint-Étienne et de Bordeaux. Il estimait alors, qu'ils utilisent trop d’engins pyrotechniques. “Cela devient du grand n'importe quoi”, accusait-il dans le quotidien sportif.


Plus tard, le 1er février 2018, la commission de discipline de la LFP a prononcé un huis-clos partiel du Vélodrome à l’occasion de Marseille-Metz le lendemain. L’accès aux tribunes a été interdit au groupes de supporters marseillais des Yankees et du CU84.

En réponse à cette sanction, l’Association Nationale des Supporters a décidé de porter l’affaire devant le tribunal administratif de Paris. Ce dernier a estimé que l’impartialité dans cette décision n’avait pas été respectée par Sébastien Deneux.


"Quand bien même ses paroles ont été tenus avant les incidents qui ont donné lieu à la sanction disciplinaire litigieuse, elles faisaient obstacle à ce que M. Deneux puisse présider la réunion de la commission de discipline au cours de laquelle celle-ci a prononcé cette sanction sans que soit porté atteinte au principe d'impartialité" rapporte l’Équipe.


Dans un communiqué, l’ANS, a annoncé que le tribunal administratif leur a donné raison. L’association, bien que le match soit déjà passé, salue la décision de justice qui a été rendue. De son côte, la LFP a décidé de faire appel auprès de la cour administrative de Paris.