Le défenseur de l’​Olympique de Marseille, connu pour son franc-parler et son côté décontracté devant les caméras, a été plus sincère que jamais au moment d’évoquer l’après-Coupe du Monde, qu’il a assez mal vécue.


Adil Rami, s’il n’a pas joué une minute au mondial en Russie, a pourtant joué un rôle tout aussi important. Toujours très présent dans le vestiaire, il a apporté de la sérénité, de la confiance, et a joué un grand rôle dans la cohésion de l’Équipe de France.


Dans un entretien accordé au Canal Football Club, il explique avoir traversé une période difficile en rentrant en France, après avoir participé à l’inoubliable voyage des Bleus en Russie. Après l’immense joie vécue par l’international aux 36 sélections, le retour à la normale ne s’est pas fait en simplement.


“J’étais pas à 100% mentalement et physiquement. […] Je n’ai pas eu assez de vacances, je n’ai pas eu le temps de me vider la tête. Mon mental a lâché”


“Même l'odeur de la pelouse, je ne la ressentais plus. Je n'avais même plus envie de taper les attaquants. Je me forçais, mais je n'y arrivais pas. Parfois j'ai même été agressif avec des gens qui me demandaient des photos, des gens qui me filmaient sans me demander. J’étais aigri, avec mon entourage, avec les gens qui étaient autour de moi, chose que je déteste montrer. Aujourd'hui, je suis content d'avoir été blessé. C'est bizarre, mais je suis content d'avoir été aussi longtemps de côté, parce qu'aujourd'hui, j'ai enfin faim”



Ainsi, grâce à la force mentale qu’on lui connaît, à des spécialistes, mais aussi grâce à sa blessure qui lui a permis de se recentrer sur lui-même, Adil Rami a redécouvert sa joie de vivre et de travailler. “Après les entraînements, je vais faire de la boxe ou du cross-fit. Ça, c'est pas bon pour les attaquants”, a-t-il conclu avec un sourire retrouvé. Bonne nouvelle pour ​l'OM.