Tous les clubs européens, mais en particulier les plus riches, misent de plus en plus sur le trading de jeunes joueurs. L’objectif est de détecter le plus rapidement possible les prochaines stars du football, de les enrôler, puis de les revendre au meilleur prix. Et la ​Juventus est une pionnière dans ce business, avec une stratégie lui permettant de dégager des sommes faramineuses.


Aujourd’hui, en Italie, le seul club capable de débourser plus de 90 millions pour acheter des superstars du football, c’est la Juventus. Mais pour faire venir Gonzalo Higuain ou Cristiano Ronaldo à l’Allianz Stadium, il faut des fonds. Et ces fonds ne sortent pas de nulle part.

La Vieille Dame compte beaucoup sur les jeunes hommes pour renflouer ses caisses. C’est un modèle économique pour tout le football en ce qui concerne le trading des jeunes pépites. De nombreux jeunes prodiges arrivent et quittent les Blancs et Noirs à chaque ​mercato.


Une stratégie infaillible


Mais le gagnant des sept dernières éditions du championnat d’Italie le fait de manière très intelligente, économiquement et sportivement parlant. Les dirigeants sont toujours dans l’optique de garder le contrôle sur eux, et de préparer au mieux leur avenir.


Pour cela, leur technique est simple. Rajouter différentes conditions pour être sûr de gagner à tous les coups. Ainsi, le club turinois pose une clause de rachat sur toutes ses pépites qu’il vend, parfois avant même de les faire jouer. Cette clause est de peu supérieur à la vente qu’ils ont réalisée. Ainsi, si une pépite explose, ils auront toujours la possibilité de la rapatrier à un coût pré-défini.


L’argent ou le joueur


Le média français ​Eurosport évoque plusieurs cas où cette stratégie a été mise en place par la Juve. Par exemple, Rolando Mandragora, 21 ans, a été recruté pour 6 millions d'euros (plus 6 de bonus) à Pescara en 2016. Il a été vendu à l’Udinese pour 20 millions d’euros, après un prêt au FC Crotogne et un seul petit match avec maillot blanc et noir. 


C’est là qu’intervient l’astuce des Turinois. Les dirigeants ont posé une clause leur permettant de le racheter en 2020 pour 26 millions d’euros, si celui-ci devenait le « nouveau Verratti », comme certains l’appellent déjà.

Pareil pour le gardien italien de 22 ans, Emil Audero, formé au club. D’abord prêté 6 mois à la Sampdoria, le prometteur gardien rejoindra définitivement le club de Gênes cet été, contre un chèque de 20 millions d'euros. Mais la Juve, selon Sky Italia, a là encore posé ses conditions. Et une clause lui permettra de le rapatrier si jamais le portier confirme, en devenant prioritaire si elle égale toute offre reçue par la Sampdoria pour son gardien.

Toujours selon Eurosport, les Bianconeri ont procédé à ces méthodes sur neuf dossiers, ce qui leur ont permis de dégager un bénéfice de 55 millions d’euros, tout en gardant la possibilité de les faire revenir si ces promesses se confirmaient. 


Cette stratégie, très ingénieuse, démontre une autre facette de la réussite de la ​Juventus de Turin. Et cela explique, entre autres choses, la suprématie de la Vieille Dame en Italie depuis quelques années.