​Thierry Henry a été clair en alignant son 11 de départ face à l'​Olympique de Marseille (​1-1) dimanche soir : les dernières recrues, à peine arrivées sur le Rocher, auront un rôle capital à jouer pour faire remonter la pente à l'équipe asémiste. C'est le cas de l'Espagnol ​Cesc Frabegas, tout juste débarqué et tout de suite titularisé. Attendu pour organiser le jeu, dans une équipe qui figure à l'avant-dernière place au classement de Ligue 1 avec seulement 17 buts marqués et une différence de -13, Cesc a-t-il répondu présent ? 

Le milieu de terrain a rendu une copie plutôt propre face à l'OM. Si l'​AS Monaco n'a pas beaucoup existé offensivement, surtout en deuxième période où il a laissé le jeu et l'occupation du terrain aux Marseillais, le match aura pu mettre en évidence quelques points forts de l'ancien joueur de Chelsea. Il a en effet pu montrer des choses prometteuses dans certaines phases de jeu. 

​Un style propre : Fabregas simplifie le football

​Son principal atout : la vision du jeu. Une vista qui se traduit par une capacité à trouver ses partenaires dans plusieurs situations, même celles qui nécessitent une prise de décision immédiate. Bon à la passe, y compris avec des transmissions verticales, Fabregas incarne la simplicité du football, la sérénité. Il sait ce qu'il fait et n'hésite pas à communiquer avec ses coéquipiers sur le terrain. Il facilite le jeu, se place dans les intervalles pour organiser les offensives collectives de l'ASM. Il cherche ses coéquipiers, il permute et se fait comprendre par ses nouveaux camarades. Défensivement aussi, l'expérience du placement simplifie là encore les choses : on l'a vu défendre, sur les corners marseillais par exemple.

Il aurait pu faire basculer la rencontre

​​Là où il a été peut-être le plus impressionnant, c'est dans sa capacité à jouer juste et en une touche de balle, et ce près de la zone de vérité. Une compétence pas toujours très répandue dans le football moderne où dans ces situations certains joueurs ont tendance à porter un peu plus la balle. Illustration dans les arrêts de jeu où Cesc Fabregas reçoit le ballon dans l'axe à l'entrée de la surface. Aussitôt que la balle lui vient, il décale en une touche délicate et pleine de finesse à Youri Tielemans sur sa gauche dans la surface de réparation, qui ratera

d'ailleurs la balle de match en tirant à côté. 

Pas d'enflammade

L'AS Monaco a tout de même montré peu de choses offensivement, avec un seul réel temps fort qui s'est soldé par l'égalisation avant la pause. Fabregas aura la rude tâche de faire exister une attaque inefficace, et tout un secteur offensif qui éprouve toutes les peines du monde à exister. Son coach Thierry Henry devrait se montrer exigeant et demandera surement à l'Espagnol de vite gagner en volume de jeu et de multiplier les efforts, lui qui a donné l'impression de jouer plutôt tranquillement.


​Normal après tout que tout n'ait pas été parfait, les nouvelles recrues doivent trouver des automatismes, et pour une première on n'a pas eu l'impression que Fabregas jouait pour une toute nouvelle équipe, ce qui est positif. 
Une prestation individuelle pleine de promesses donc pour la suite et une deuxième partie de championnat très importante pour le milieu de terrain et sa nouvelle écurie, l'AS Monaco.