​Ce mardi, le ​Paris Saint-Germain se déplace sur la pelouse de l'Étoile Rouge de Belgrade dans le cadre de la dernière journée de la phase de groupe de la ​Ligue des Champions. Afin d'éviter tout calcul en vue de la qualification pour les huitièmes de finale, les hommes de Thomas Tuchel devront s'imposer en terre serbe, et surmonter l'ambiance survoltée qui régnera dans le Stade Rajko Mitic, dit "Marakana".

 

D'une capacité de 55 000 places, cette enceinte fut inaugurée en 1963, et a toujours été l'antre attitrée de l'Étoile Rouge, et de la sélection nationale de Serbie. Plus grand stade du pays, le Marakana appartient à la légende du football serbe et plus anciennement yougoslave. En effet, l'enceinte était avec le Stade Maksimir de Zagreb, l'un des deux principaux fiefs de la sélection de Yougoslavie, disparue en 1992. 

Dans son histoire, ce stade a été le théâtre de plusieurs rencontres importantes, comme la finale de la Coupe des Clubs Champions 1973 (Ajax Amsterdam 1-0 Juventus), ou la finale de l'Euro 1976 remportée par la Tchécoslovaquie face à l'Allemagne de l'Ouest (2-2, 5-3 t.a.b). 


En tant que club serbe le plus titré, l'Étoile Rouge est également l'équipe la plus soutenue à travers le pays, devant le Partizan Belgrade, son ennemi héréditaire contre lequel elle dispute chaque saison le Derby Eternel. 


Lors de cette rencontre fratricide, l'ambiance est électrique, et a engendré par le passé des affrontements violents entre des groupes de hooligans se réclamant des deux clubs. Lors des soirées européennes, notamment en ​Ligue des Champions, l'atmosphère est tout aussi survoltée, mais sans l'hystérie que l'on retrouve lors du derby. 

Les joueurs de Naples (0-0) et de Liverpool (2-0), incapables de l'emporter lors de leur déplacement respectif, ont pu mesurer l'impact des supporteurs serbes dans la performance de l'Etoile Rouge. D'une fidélité absolue, ces fans crient, sautent, encouragent, et font corps derrière leur équipe du coup d'envoi jusqu'au coup de sifflet final. 


De retour en Ligue des Champions après 26 ans d'absence, le vainqueur de la C1 1991 est encore en course pour une qualification en Europa League via la troisième place du groupe. Si les Parisiens ont toutes les cartes en main pour remporter cette rencontre et se qualifier, le défi physique et psychologique qui les attend est loin d'être anodin.