​Symbole des faiblesses marseillaises, Rudi Garcia se retrouve aujourd'hui sur le banc des accusés aux côtés d'autres joueurs en grande méforme. Et si il était temps pour l'OM de dire adieu à son entraineur ? 


La colère gronde dans les travées du Vélodrome alors que Marseille continue de décevoir à chaque journée de ​Ligue 1. Une nouvelle fois défaits face à Nantes dans le cadre de la seizième journée, les Marseillais ont manqué une belle opportunité de recoller au podium (3-2). 


Agacé en conférence de presse, Rudi Garcia n'a pas mâché ses mots au moment de décrire l'état d'esprit de ses joueurs. Pire l'ancien tacticien de la Roma n'a pas hésité à qualifier ses joueurs "d'être les rois de la stupidité" avant de les cartonner sur leur manque d'envie. Un peu comme à son habitude, après une belle histoire de deux ans, Rudi Garcia reproduit exactement le même schéma qui l'a conduit à son départ précipité du club de la Louve. 

Déjà adepte des sorties médiatiques remarquées et des déclarations piquantes envers ses joueurs, Rudi Garcia s'était mis à dos une bonne partie de son groupe, sans compter les supporters et les dirigeants qui n'appréciaient pas plus sa communication déplacée. 


Fraichement arrivé à l'OM en 2016 avec un statut de sauveur, Rudi Garcia a su insuffler une nouvelle dynamique à un groupe marseillais en plein doute. L'année 2017-2018 a symbolisé ce renouveau marseillais où Garcia a réussi à faire cohabiter les deux fortes têtes Payet-Thauvin pour emmener ​l'OM en finale de l'Europa League. 


Mais malgré une belle saison ponctuée par une quatrième place en championnat, Rudi Garcia a manqué une belle occasion de confirmer tout le travail mis en place pendant deux saisons avec en ligne de mire un mercato presque ou totalement raté à l'intersaison. Les choix du coach déçoivent aujourd'hui et laissent perplexe plus d'un observateur quant aux cibles de la cellule de recrutement. 


Pourtant, Rudi Garcia avait été catégorique à ce sujet, Marseille n'a pas besoin de recruter un avant-centre. Autant dire qu'aujourd'hui cette sortie publique laisse un peu sceptique au vu des dernières prestations de Valère Germain et Kostas Mitroglou à la pointe de l'attaque. Mais au lieu de se concentrer sur cette priorité offensive, le coach marseillais a préféré miser sur Caleta-Car et Radonjic qui ne donnent pas entière satisfaction depuis leur arrivée. 


Une com' mal maitrisée

Connu pour ses attaques médiatiques, sa frustration perpétuelle liée à l'arbitrage ou encore son incapacité à gagner face à Lyon, Rudi Garcia a une nouvelle fois cartonné ses joueurs après la lourde claque face à Francfort en UEL (4-0). 


L'entraineur olympien s'en est pris à ses joueurs et à ceux qui "ont perdu des points ce soir là", lui permettant ainsi de "faire des choix plus faciles". Une nouvelle sortie devant la presse mal maitrisée qui a été immédiatement rééditée après la défaite à la Beaujoire. 

Reste désormais au coach de l'équipe phocéenne de réussir à conserver une cohésion dans son groupe qui apparait de moins en moins évidente au risque de s'isoler un peu plus chaque jour en interne. 


Friable face aux gros

On retiendra surtout de son bilan, son incapacité à être présent dans les grands rendez-vous. À plus d'une reprise, l'OM s'est incliné dans les matches à forts enjeux et notamment face à des équipes supposées être du même standing. 


Et si son bilan est tout à fait honorable depuis sa prise de fonction à Marseille, Rudi Garcia n'a toujours pas réussi à qualifier le club olympien pour la phase de poules de la ​Ligue des Champions. Pourtant, le "Champions Projet" de l'OM devait prendre tout son sens à l'arrivée de Frank McCourt. Il n'en est toujours rien aujourd'hui. 

Si il est encore difficile de tirer des conclusions hâtives, Marseille et Rudi Garcia semblent s’empêtrer un peu plus chaque jour. Une réponse est attendue sur le terrain d'ici la trêve hivernale. Il faudra toutefois encore un peu patienter avant de se faire une idée des progrès marseillais. Le match entre l'ASSE et l'OM a été reporté par la Ligue de Football Professionnelle ce jeudi à la demande de la préfecture de la Loire.