​Auteur d'une année 2018 exceptionnelle, Luka Modric n'en a peut-être pas encore fini avec sa moisson de titres cette année (troisième Ligue des Champions consécutive, élu meilleur joueur du Mondial et meilleur joueur de l'année). Le Croate aux faux airs de Johan Cruyff devrait sauf surprise hériter du Ballon d'Or, ce lundi 3 décembre. Pourtant, il ne le mérite pas.


Bien évidemment, si Luka Modric se voit décerner ce lundi, le 63e Ballon d'Or de l'histoire, nous ne crierons pas à l'injustice. Le meneur de jeu est un grand monsieur du football et est sans conteste l'un des grands acteurs de l'année 2018. Mais, ce graal suprême pour tous les footballeurs, est censé récompenser le meilleur joueur de l'année écoulée. 

Luka Modric a échoué sur le toit du Monde


2018 a rimé avec Coupe du Monde en Russie et la prestigieuse compétition ne peut être dissociée du Ballon d'Or. Si Luka Modric a guidé sa sélection en finale contre les Bleus de par sa classe, sa détermination ou encore son sens du sacrifice, ne faut-il pas relativiser ses exploits en terre russe. Effectivement, le blondinet n'était pas le seul à porter son équipe. Son compatriote Mario Mandzukic a également été l'un des fers de lance de la sélection au damier.


Un autre détail a également son importance. Les observateurs attentifs du Mondial se souviennent de la phase à élimination directe de haut-vol mais par la suite, la Croatie a "seulement" éliminé le Danemark, la Russie et l'Angleterre. Sans compter que cette dernière est la seule à n'avoir pas eu la chance de disputer les tirs aux buts. Ah si seulement, la Croatie avait gagné cette fichue Coupe du monde… il n'y aurait pas eu débat.

Discret lors des joutes retours en C1 contre la Juve, le Bayern et en finale


Après la Coupe du Monde, la ​Ligue des Champions est la deuxième compétition à entrer en compte dans l'attribution du Ballon d'Or. Pour la troisième année consécutive, le ​Real Madrid est sorti vainqueur. Mais, si Luka Modric avait brillé de mille feux lors des matchs aller contre le PSG, la Juve et le Bayern, le milieu s'est fait discret au retour. 


En finale contre Liverpool (3-1, Modric a effectué avec brio ses tâches dans la récupération, la distribution et le repli mais n'a pas été décisif. Il a laissé la lumière à Karim Benzema, Gareth Bale ou encore le pauvre... Loris Karius.

Une irrégularité en C1 confirmée en Liga


À l'image du Real Madrid, Luka Modric semble être moins fort cette saison. La faute certainement à une préparation physique tronquée en raison de la Coupe du Monde. Lors de la débâcle madrilène en octobre dernier lors du Classico (5-1), le "Petit Prince" est apparu dépassé du début à la fin. Alors qu'il avait failli quitter le Real Madrid lors du ​mercato estival pour rejoindre l'Inter Milan et ses nombreux compatriotes (Ivan Perisic, Marcelo Brozovic et Sime Vrsaljko), Luka Modric est en fin de cycle dans la capitale espagnole.


Pendant ce temps, Cristiano Ronaldo et Antoine Griezmann se sont montrés irréprochables tout au long de la saison écoulée. Depuis que le premier cité a quitté la capitale espagnole, la Casa Blanca est à la dérive tandis que lui, continue d'empiler les buts comme s'il n'avait jamais changé de club. 


Le second fut lui le pion essentiel de Didier Deschamps au Mondial et a fait preuve d'une irrégularité sans faille pour mener son club, l'Atlético Madrid à la victoire finale en Europa League.