Alors qu'il réalise un début de saison très convaincant, Julian Draxler a décris comment la quête de la perfection de Thomas Tuchel avait changé son jeu et celui du Paris Saint-Germain.


Officialisée très rapidement en mai avant même le départ d'Unai Emery pour optimiser le temps de préparation, l'arrivée de Thomas Tuchel au ​Paris Saint-Germain a néanmoins surpris quelques observateurs et spécialistes. Le coach allemand, qui a effectué ses classes à Mayence pour ensuite confirmer à Dortmund n'a en effet pas un immense palmarès, à son actif, l'un des critères pourtant importants de l'état-major francilien.

Pourtant, après maintenant 3 mois de compétition, forcest de constater que le nouveau technicien de l'écurie de la capitale a parfaitement réussi ses débuts. Sur la scène nationale tout d'abord, où ses joueurs règnent en maître dans l​championnat (record de 12 succès en 12 matches), mais aussi européenne, où le PSG peut encore sortir de sa poule d​Ligue des Champions.

Plus que les résultats positifs, c'est surtout dans sa gestion généralde l'effectif parisien que l'ex-entraîneur du BVB se démarque. Carré, rigoureux, qui n'hésite pas à les sortir de leur zone de confort, mais très prochet complice avec ses troupes, l'homme du banc fait déjà l'unanimité au sein du vestiaire. À l'occasion d'une interview accordée à This Is Paris, Julian Draxler a mis en relation sa récentprogression notablavec la nomination de son compatriote, dont il a adoubé la méthode.


"​L’entraîneur travaille encore sur ses principes. Si vous lui posez la question, il n’est pas à 100% heureux de nos matches. Il trouvera toujours deux trois choses qu’il n’a pas aimées. Mais je suis sûr qu’il n’est pas encore satisfait à 100%. Il a une très bonne vision du football, vous pouvez le voir sur le terrain. Nous sommes très flexibles, on joue parfois à 5, 4 ou 3 défenseurs, ça dépend de l’adversaire en fait. Il reste beaucoup de travail à faire, même pour l’entraîneur.

Le coach me pousse à me surpasser quand je joue parce qu’il y a beaucoup de concurrence dans l’équipe, ce que je peux accepter bien sûr. Mais si vous avez l’opportunité de jouer, vous devez prouver à l’entraîneur en marquant des buts ou en délivrant des passes décisives. C’est ce que j’essaye de faire quand je suis sur le terrain. Je pense être sur le bon chemin, être en bonne forme, j’essaye de travailler dur pour prouver à l’entraîneur qu’il doit me sortir du banc".


L’international de la Mannschaft, après avoir saisi sa chance contre l'​Olympique de Marseillea depuis enchaîné avec des titularisations très convaincantes. À tel point qu'il apparaît presque au dessus d'Adrien Rabiot dans la hiérarchie du milieu de terrain, pour le moment. L'effet Thomas Tuchel.