​Troisième au classement du groupe C derrière Naples et Liverpool, le​ PSG a encore son destin entre les mains mais ne devra plus commettre de faux pas. La réception des Reds le 28 novembre s'annonce donc comme un match couperet, pour lequel Thomas Tuchel devra faire des choix forts, comme se passer d'Angel Di Maria. 


Récemment prolongé de deux ans par le ​PSG, Di Maria a regagné la confiance depuis l'arrivée de Thomas Tuchel​. Considéré comme remplaçant de la MCN par Unai Emery, il avait d'abord profité de la blessure de ​Neymar pour retrouver du temps de jeu et soigner ses statistiques, avant de redevenir un titulaire à part entière sous la direction de l'Allemand. Sa polyvalence plait à Tuchel qui l'a par exemple utilisé sur le flanc gauche de sa défense à 5. 


Irrégulier au plus haut niveau

Également capable d'évoluer au milieu de terrain, l'Argentin a profité de la confiance de son coach pour débuter tous les matchs de ​Ligue des Champions, ainsi que les grosses affiches de ​Ligue 1 face à l'OL et l'OM. Contre Liverpool (défaite 3-2) et lors des deux matchs face à Naples (2-2,1-1), soit les trois rencontres de très haut niveau disputées cette saison par le PSG, le constat est assez similaire, Di Maria est en difficulté. 


Si l'ensemble de l'équipe parisienne a été bousculé lors de ces matchs, c'est bien souvent l'ancien madrilène qui est le moins à son avantage. Titularisé au milieu de terrain à Anfield, il avait eu beaucoup de mal face au pressing adverse et à l'impact physique mis par les Anglais. Face à Naples au Parc des Princes, son but fabuleux dans le temps additionnel masque sa prestation quelconque dans le jeu. Enfin, en Italie, où il fut préféré à Cavani pour accompagner Neymar et ​Mbappé en attaque, l'Argentin fut très peu en vue, n'apportant à aucun moment le danger sur les buts d'Ospina. 


Cavani a les dents longues

Capable de faire la différence à tout moment sur une frappe ou ​un centre, Di Maria montre malgré tout trop de suffisance en Ligue des Champions pour faire de lui un élément indispensable du ​PSG. De plus, avec le nouveau système adopté par Thomas Tuchel avec trois joueurs offensifs, sa place est en balance avec celle d'Edinson Cavani. Remplaçant pour son retour au San Paolo, le Matador avait remplacé Di Maria en fin de match, mais ne devrait pas se satisfaire de ce statut très longtemps. 


Au delà des egos et des statuts des uns et des autres, qui n'effraient par ailleurs pas Tuchel lorsqu'il faut faire des choix, le choc à venir face à Liverpool semble être le match idéal pour relancer Cavani. Peu en réussite depuis le début de saison, malgré 6 buts inscrits toutes compétitions confondues, l'Uruguayen a perdu la confiance ces dernières semaines et marche souvent par cycle. Avec les rencontres face à Monaco et Toulouse, deux équipes en difficulté, entrecoupées de la trêve internationale, Cavani aura l'occasion de retrouver le chemin des filets d'ici le retour de la C1. 


Souvent présent lors des grands rendez-vous, le meilleur buteur de l'histoire du ​PSG ne se laissera pas abattre aussi rapidement et a encore beaucoup à donner dans cette attaque parisienne. Si Di Maria peut lui compter sur le crédit que lui accorde Tuchel, ses dernières performances en dents de scie pourraient tout de même lui coûter sa place au profit de Cavani.