​Depuis décembre 2015, Bruno Genesio occupe le poste d'entraîneur principal de l'​Olympique Lyonnais. Un peu moins de trois ans plus tard, son bilan est plus que mitigé. Incapable d'apporter de la solidité et de la rigueur à une équipe qui regorge de talents dans chaque secteur de jeu, il est peut-être temps pour lui de passer la main en fin de saison.


À fréquence régulière, Jean-Michel Aulas clame son ambition de pouvoir un jour s'élever au niveau des plus grands clubs du continent. Si l'inauguration de l'ultra-moderne Groupama Stadium a été un immense pas en avant dans la vie économique de l'OL, le constat est tout autre au sujet des résultats sportifs. 


En trois saisons à la tête de l'équipe, Genesio n'a pas remporté le moindre trophée, se contentant de rallier le podium de la ​Ligue 1 en 2016 et en 2018, et de manquer de peu une finale d'Europa League en 2017. 


Si son bilan statistique n'est pas catastrophique, le potentiel de l'effectif dont il dispose aurait dû lui permettre d'installer solidement le club en tant que deuxième force du football français derrière le Paris Saint-Germain, tout en réalisant des parcours intéressants en Ligue des Champions.

Le début d'exercice 2018-2019 est symptomatique des maux de la méthode Genesio. ​Lyon est une équipe sans réelle certitude, capable de marquer à tout moment sur des fulgurances de ses attaquants, mais également de se liquéfier à la moindre contrariété, comme face à Hoffenheim (2-2). 


Il n'est pas normal que l'entraîneur rhodanien ne soit pas parvenu, en trois ans, à installer un système tactique équilibré, qui permettrait à son équipe de s'appuyer sur une base défensive solide. Certes, quelques coups d'éclats sont à mettre à son actif (victoire à Manchester City, contre Paris la saison passée), mais l'OL affiche une irrégularité chronique depuis maintenant trop longtemps.

Alors que son contrat prend fin en juin prochain, Jean-Michel Aulas doit se poser les bonnes questions quant à la courbe de progression de son équipe. Lyon a besoin d'un entraîneur reconnu à l'échelle européenne pour passer ce cap que tout le club attend depuis la fin de la période dorée des années 2000.