Sorti sous l’ovation du Vélodrome, dimanche soir lors du Classique, Lucas Ocampos se montre peu à peu comme un élément quasi indispensable dans l’effectif de Rudi Garcia, et aux yeux du public marseillais, qui l’a longtemps considéré comme un flop.


Arrivé en fanfare lors des derniers instants du mercato 2015, en provenance de l’AS Monaco, l’attaquant argentin va connaître des débuts compliqués avant de se rebiffer à la suite de son retour de prêt en Italie, en Juin 2017. Ses dix-huit premiers mois sous la tunique olympienne oscillaient entre le médiocre et le moins bon. Il passe la majeure partie du temps sur le banc des remplaçants. Les entraîneurs se succèdent (Bielsa, Passi et Michel) mais son rôle demeure inchangé.

De retour dans le club phocéen complètement changé avec les arrivées de Frank McCourt, Jacques-Henri Eyraud et de Rudi Garcia, le natif de Quilmes réalise peu à peu des prestations intéressantes avant de se révéler comme un titulaire depuis sa fameuse victoire, acquise aux forceps sur le terrain de l’Allianz Riviera de Nice le 1er Octobre 2017 (score: 2-4). Décisif il marquera à deux reprises, permettant à son équipe de revenir dans un match très mal embarqué.


L’​Olympique de Marseille réalise un exercice 2017-2018 probant, avec en prime une finale en Europa League, et une 4ème place en ​Ligue 1. Ocampos est l’un des artisans de cette campagne. Avec ses 13 buts inscrits toutes compétitions confondues, couplés à une débauche énergie incessante sur son couloir gauche, l’Argentin ne fait plus débat. Sur la lancée de la saison dernière, l’ex pensionnaire de Monaco parfois brouillon, mais jamais avare d’efforts, symbolise cette équipe sans véritable génie mais terriblement combative.

Sur le plan tactique, son coach Rudi Garcia ne peut se passer des services de celui que l’on comparait à CR7 à ses débuts à River Plate, car il constitue une caution défensive à l’instar d’un Blaise Matuidi avec les Bleus de Didier Deschamps. Dans le jeu de comparaison la situation de Lucas Ocampos rappelle celle d’un certain André Pierre Gignac, qui avait su soulever le Vélodrome après avoir été longtemps conspué. À ​Marseille plus qu’ailleurs, les litres de sueurs comptent au moins que les buts. Sur ce point l’Argentin a conquis les cœurs.