LDC : Présentation des adversaires de l'Olympique Lyonnais dans le groupe F

Le 30 août dernier a eu lieu le tirage au sort des phases de groupe de la Ligue des Champions 2018-2019 à Monaco. Et, le sort a été plutôt clément pour l'Olympique Lyonnais. 


Au sein de la poule F, le club rhodanien devra se frotter au Manchester City de Pep Guardiola, au Shakhtar Donestk et Hoffenheim. Si les Mancuniens font bien évidemment offices de favoris, l'OL peut nourrir de belles ambitions tant les deux autres équipes paraissent à sa portée. Mais, à n'en pas douter, elles joueront leurs cartes à fond et ne donneront pas le bâton pour se faire battre.


Tour d'horizon des adversaires de l'Olympique Lyonnais pour son retour dans la plus prestigieuse des compétitions européennes.

3. Manchester City, l'épouvantail

En remportant la Coupe de la Ligue anglaise et la Premier League la saison passée, Manchester City s'est offert ses premiers titres de l'ère Pep Guardiola, débutée en 2016. Vainqueurs haut la main du championnat d'Angleterre, les Citizens sont les favoris de ce groupe. Ils auront à cœur d'accéder au dernier carré de la C1, après avoir été éliminés l'an dernier face à Liverpool, en quart de finale, au terme d'une double confrontation incroyable remportée par les Reds (3-0 et 2-1). Manchester City compte une pléthore d'internationaux dont 3 Français tous défenseurs, Aymeric Laporte, Benjamin Mendy et Eliaquim Mangala.


Sous l'égide de Pep Guardiola, la formation mancunienne est devenue intraitable dans un dispositif en 4-3-3. La machine part du portier, Ederson qui, grâce à son excellent jeu de pied, combine avec ses défenseurs et ne dégage jamais loin sans raison. Fernandinho, au milieu de terrain, est le point d'ancrage de cette équipe, à l'image de Sergio Busquets au Barça. Le Brésilien est parfaitement complémentaire du duo de feu David Silva - Bernardo Silva (remplaçant de De Bruyne blessé). Les homonymes régalent en caviars le trio d'attaquants Raheem Sterling, Leroy Sané et Kun Agüero (ou Gabriel Jesus).


Dans le cadre du premier match de la phase de groupes de la Ligue des Champions, les deux équipes vont s'affronter pour la première fois. Ce match sera aussi l'occasion des retrouvailles de Bruno Genesio avec son "mentor" Pep Guardiola. Rappelons que les détracteurs du coach lyonnais, le surnomment ironiquement Pep Genesio.

2. Shakhtar Donetsk et son armada brésilienne

Le Shakhtar Donetsk est un habitué de la phase de groupe de la Ligue des champions. Le club ukrainien est en passe de réussir son pari : demeurer comme le simple fer de lance du football ukrainien devant le Dynamo Kiev. Si le milieu de terrain Fred a fait ses valises pour Manchester United lors du mercato estival, Donetsk peut toujours compter sur une impressionnante colonie brésilienne (9 joueurs). Autant dire que Rafael, Marcelo et Marçal ne seront pas dépaysés. Outre les Brésiliens, une petite majorité internationaux locaux garnissent les rangs du Shakhtar (Pyatov, Stepanenko, Kovalenko, Butko...). L'ancien club de Brandao (Olympique de Marseille) fait actuellement cavalier seul en tête du championnat ukrainien après 8 journées (21 points).


L'entraîneur portugais, Paulo Fonseca, s'appuie sur un dispositif tactique en 4-2-3-1. Le jeu de l'équipe ukrainienne est virevoltant avec du mouvement sur les côtés, des combinaisons en une touche pour perforer l'axe. 


La saison passée, le Shakhtar Donetsk s'était montré intraitable à domicile lors des phases de poule en ayant le scalp de Feyenoord (3-1), Naples (2-1) et même Manchester City jusqu'alors invaincu (2-1). Par la suite, en huitièmes de finale, les hommes de Fonseca avaient fait une autre victime, l'AS Roma (2-1) avant de s'incliner au retour à l'Olympico (1-0).


À noter que l'Olympique Lyonnais disputera son match à domicile face à Donetsk à huit clos, le 2 octobre, à la suite des incidents lors du huitième de finale retour de la Ligue Europa contre le CSKA Moscou, le 15 mars dernier.

1. Hoffenheim, l'inconnu

Hoffenheim a obtenu le droit de disputer la Ligue des Champions grâce à une surprenante troisième place en Bundesliga devant Dortmund, Leverkusen ou encore Leipzig. Une performance qu'elle doit notamment à son entraîneur, Julian Nageslmann, le plus jeune de l'histoire du championnat allemand (31 ans). Cela lui a d'ailleurs valu d'être courtisé par le Real Madrid cet été lorsque les Merengue recherchaient le successeur de Zinédine Zidane. Mais, l'Allemand a refusé les avances madrilènes pour des raisons familiales. Finalement, il prendra les rênes du RB Leipzig à partir de la saison 2019-2020. 


Hoffenheim est une équipe résolument offensive avec un jeu propre et léché, proche de celui d'un Jürgen Klopp. Son jeu est basé sur une grande possession de balle et son entraîneur n'hésite pas à changer de dispositifs en cours de match. Il peut ainsi démarrer d'un 3-5-2 vers un 4-2-3-1 en passant par un 4-4-2 plus classique. Mis à part le Croate Kamaric, aucune star ne figure dans l'effectif d'Hoffenheim mais elle compte des internationaux allemands prometteurs et talentueux à l'image de Lukas Rupp, Serge Gnabry et Kevin Vogt. Depuis cet été, Hoffenheim dispose d'un ancien Lyonnais dans son effectif, l'international algérien Ishak Belfodil.


Porté par le milliardaire Dietmar Hopp, ce club d'un village d'un peu moins de 3300 habitants situé dans le sud-ouest de l'Allemagne, avait échoué la saison passée, lors des barrages de la Ligue des Champions au terme d'une double confrontation contre Liverpool (2-1 et 4-2 pour les Reds).