Alors que le ​PSG pensait en avoir fini avec le fair-play financier​, l'UEFA a annoncé ce mardi la réouverture du dossier parisien, qui sera à nouveau examiné par la chambre de jugement de l'ICFC (Instance de Contrôle Financier des Clubs). 


Le 13 juin dernier, l'ICFC, par l'intermédiaire de la chambre d'instruction, avait pourtant décidé de ne pas sanctionner le PSG, lui demandant seulement de trouver 60 millions d'euros avant le 30 juin, ce qu'il a su faire avec les ventes de Javier Pastore et de Yuri Berchiche notamment. 


Si cette réouverture du dossier, qui se fait pour des raisons encore floues, ne signifie pas que l'ICFC va revenir sur son premier verdict, elle expose toute de même le PSG à de nouvelles sanctions. Des sanctions très variables, qui peuvent aller de l'avertissement à l'interdiction pure et simple de disputer les compétitions européennes. 


Mais la fenêtre de tir est large pour l'UEFA, et il existe une multitude de sanctions possibles entre ces deux extrêmes. Un encadrement de la masse salariale, une lourde amende ou une interdiction de recrutement peuvent être envisagés pour le PSG, qui avait déjà été condamné  à payer 60 millions d'euros, dont 40 avec sursis, en 2014. 


A titre d'exemple, Thierry Granturco, avocat spécialiste du droit du sport, explique que la chambre de jugement peut dire : "la chambre d’instruction a mal fait son travail. Ce n’était pas 60 millions d’euros de transferts qu’il fallait réaliser, mais 150 millions" et ainsi alourdir la sanction du PSG. 

Quoi qu'il arrive, aucune sanction ne sera prise avant le début de la saison. Selon une source proche de l'UEFA, la chambre de jugement va traiter le dossier à sa vitesse, "pas en neuf mois mais pas en neuf jours non plus".


Pour le moment, il est difficile d'imaginer ce que cette chambre de jugement va décider pour le ​PSG, ni la date à laquelle cette décision sera connue. C'est en tout cas une nouvelle épine dans le pied pour le club de la capitale, qui pensait avoir fait le plus dur en rééquilibrant ses comptes avec les récentes ventes. Une situation complexe pour les parisiens, qui espèrent pouvoir être rapidement fixer sur leur sort.