Ce soir, au Stade Wanda Metropolitano, Arsène Wenger dirigera peut-être son dernier match européen sur le banc d'Arsenal. Après avoir concédé le match nul (1-1) à domicile face à l'Atletico Madrid, lors du premier acte de cette demi-finale d'Europa League, les Gunners doivent désormais réaliser un exploit s'ils souhaitent rejoindre la finale. 


En conférence de presse, l'entraîneur français a mis l'accent sur Diego Costa, qu'il considère comme très dangereux pour sa défense. 

​En grande difficulté à l'extérieur, comme le prouvent les six défaites consécutives concédées en déplacement en Premier League, Arsenal arrive en Espagne avec un capital confiance au plus bas. Battus dans les derniers instants ce dimanche à Old Trafford par Manchester United (2-1), les canonniers ont confirmé leur incapacité à résister à la pression.

​À Madrid, face aux Colchoneros, les Londoniens seront confrontés à la meilleure défense de Liga. Toujours fidèle à sa philosophie faite de combat, d'agressivité, et de rigueur tactique, l'Atletico Madrid ne laissera aucune liberté aux actions offensives d'Arsenal.

​Depuis les seizièmes de finale de la compétition, les hommes de Simeone n'ont toujours pas concédé le moindre but dans leur antre. Alexandre Lacazette, Mesut Özil, ou encore Henrikh Mkhitaryan, auront la lourde tâche de prendre à défaut la défense la plus hermétique d'Europe (parmi les cinq grands championnats, 18 buts encaissés seulement). 

Malgré le statut d'outsider de son équipe, Arsène Wenger croit en une qualification. 


"Nous savons comment nous devons jouer. Nous devons marquer. Nous avons la rencontre parfaitement en tête, et nous l'abordons avec un état d'esprit positif. Je ne sais pas ce qu'ils feront eux, s'ils joueront ou non avec plus ou moins de réserves."


L'Alsacien s'est également exprimé au sujet de Diego Costa, et espère que ses défenseurs seront en mesure de le contrôler.


"Historiquement, nous savons qu'il peut faire la différence. Il l'a fait lorsqu'il jouait en Angleterre, où il marquait beaucoup de buts et remportait des trophées. Notre travail est de le stopper, afin qu'il joue mal et peu dans notre camp."


Enfin, interrogé sur la carrière d'entraineur de Simeone et sur sa longévité sur le banc de l'Atletico Madrid, l'Alsacien a adressé un petit tacle sur ce qui le sépare de son homologue argentin.


"Simeone n'est pas tout jeune, il a déjà beaucoup d'expérience, il a beaucoup gagné, même avant d'arriver en Espagne (...) Cela fait 6 ans qu'il est là, il lui manque encore 16 ans pour être comme moi".


Reste à voir si cette "différence" d'expérience se reflétera sur le terrain. Rendez-vous ce soir à 21h05, pour cette demi-finale retour aux allures de Ligue des Champions.