​Ardent représentant des couleurs de l'Olympique de Marseille entre 2007 et 2009, Éric Gerets a toujours vécu un véritable idylle avec les supporters du Stade Vélodrome.


Il n'a certes passé que deux petites saisons sur le banc de l'olympique de Marseille, mais Éric Gerets pourra longtemps se vanter d'avoir marqué à jamais l'histoire de l'écurie phocéenne. Débarqué en septembre 2007, il récupère un OM des plus mal en point, toujours à la 19e place du classement après 13 journées de championnat. Pour son premier match sur le banc, il avait d'ailleurs réussi l'exploit de s'imposer à Anfield contre Liverpool, en Ligue des Champions. 

Le ton était donné, et l'histoire en marche. En Ligue 1, ses débuts sont toutefois plus timides, mais très rapidement, l’entraîneur belge va redresser la barre, au point même d'accrocher la troisième marche du podium à l'issue de la dernière journée. Une remontée quasi parfaite, d'autant que l'ancien coach de Galatasaray a su imposer sa touche, et que ses protégés développent un joli football.

Un "merci" réciproque


Par la suite, plusieurs cas d'incompatibilité lui ont valu quelques conflits en interne avec sa hiérarchie, Robert Louis-Dreyfus étant encore à l'époque à la tête du club phocéen, et le technicien tarde à signer un nouveau contrat, puis masque longtemps son départ malgré le soutien inconditionnel à son égard du public marseillais. Dans un deuxième exercice encore plus réussi, avec une seconde place, les supporters et les joueurs affichent clairement leur affection pour le  "Lion de Rekem", jusqu'à son départ l'été 2009.

Des souvenirs impérissables sur lesquelles Éric Gerets est revenu dans un entretien accordé à La Provence.


"J'en conserve un souvenir immense. C'était la période la plus intense de ma vie. On m'a accepté, on m'a donné la chance de faire mon job. Dès ma première journée à l’OM, il y a eu un bon mariage entre les supporters et moi. Il y a des choses qu’on ne peut pas expliquer. J’ai senti ce soutien dès le début. On m’avait pourtant prévenu qu’ils pouvaient parfois être durs. Mais ils ont eu de l’amour et du respect pour moi. Et c’est réciproque. Je les remercie. Je n'oublierai jamais mon dernier match. J'ai vraiment beaucoup apprécié la manière dont ils m'ont dit au revoir avec un tifo qui avait été déployé dans les virages et mon nom qui avait été longuement scandé. Je garderai tous ces moments en moi aussi longtemps que je vivrai".

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