Présent en conférence de presse pour parler du match de Ligue 1 contre Nantes, Anthony Lopes en a profité pour sonner la révolte dans les rangs de l'Olympique lyonnais.


​Mercredi dernier, c'est un Jean-Michel Aulas dépité mais déjà revanchard qui prenait la parole à l'issue de la fessée reçue par l'Olympique lyonnais sur la pelouse de l'Ajax Amsterdam, en demi-finale aller de Ligue Europa (1-4). Après une rencontre à sens unique dont ils sont complètement passés à côté, les Gones sont en effet retournés dans la capitale des Gaules avec trois buts de retard à rattraper lors du deuxième acte, devant leur public cette fois.

Une mission périlleuse, mais pas insurmontable, comme l'a laissé entendre le président de l'OL pour remobiliser ses troupes, nommant au passage la tâche qui les attend comme une "remontadajax", en référence à l'exploit réalisé par le FC Barcelone contre le Paris Saint-Germain en Ligue des Champions, début mars. Et dans un tout autre registre, Anthony Lopes a lui aussi évoqué la désillusion lyonnaise a micro de la presse.

La lutte finale


Mais cette fois-ci, plutôt que de refaire une énième fois le match, c'est pour motiver ses partenaires que le portier rhodanien a lancé les hostilités. Un discours de capitaine.


"J'ai eu du mal à digérer la claque reçue, comme tout le monde. On ne va pas se le cacher : on a totalement raté notre match. Malgré tout, il ne faut pas nous enterrer. Tout le monde y croit, on est capables de le faire. Si nous n'y croyons pas, autant déposer les armes tout de suite. Il faudra montrer un autre visage, montrer qu'on a envie de réaliser cet exploit. Le vrai visage de l'Olympique Lyonnais. On est capable d'emballer le match comme quand nous avons passé un 3-0 en seconde période à l'AS Roma.

Le président nous a parlé pour cela, en nous rappelant la fameuse remontée contre Bruges. On connaît l'histoire, on sait que le club l'a déjà fait. On en est capable, il faut juste y croire. Tout le groupe et prêt. On sent une énorme révolte. Mercredi, ce n'était pas nous, on le sait. Tout le groupe est concerné, tout le monde a envie de créer l'exploit, de marquer l'histoire du club et montrer que l'OL est toujours un grand d'Europe. On y croit dur comme fer. Il faudra que tout le monde soit derrière nous pour réaliser cet exploit et mettre le feu jeudi soir".