Comme annoncée depuis plusieurs jours, une réunion entre le Collectif Ultras de Paris​, l'ADAJIS (l’association de défense juridique des intérêts des supporters) et la direction du Paris Saint-Germain, représentée par le directeur général Jeans-Claude Blanc, s'est tenue dans l’enceinte du Camp des Loges ce jeudi. À l'ordre du jour, le retour des Ultras au Parc des Prince.


Consécutivement au plan Leproux en 2010, l'ambiance dans les tribunes du Parc des Princes n'est pas à la hauteur du beau jeu proposé par les joueurs du Paris Saint-Germain sur le terrain. Cette réunion est donc un grand pas en avant vers un retour des Ultras, de quoi donner le sourire aux supporters, mais surtout aux joueurs qui -à l'instar de Blaise Matuidi dernièrement- ont longtemps réclamé le retour du collectif au Parc des Princes. 



Mabille : "On sent qu’on est écouté, qu’il y a une réelle envie"


"Le club, comme nous, fait de la sécurité une priorité...", déclaration du porte-parole du CUP Romain Mabille, faisant écho à la mort, en 2010, d'un membre de la tribune Boulogne à l'issue d'affrontements avec d'autres supporters parisiens. 


Un rendez-vous qui a fait naître des signes d'optimisme : "Tout s’est bien passé [...C’était notre première réunion officielle. Le club a la volonté de nous voir revenir. Tout le monde est apte à travailler ensemble. Il faudra maintenant passer par une table ronde à la préfecture (qui pourrait avoir lieu dans le mois) pour savoir comment gérer tout ça avant d’avoir l’accord officiel. Le principal, c’est d’être reçu au club. On sent qu’on est écouté, qu’il y a une réelle envie. C’est un très bon début. Le club [...] réfléchit comment nous intégrer dans le stade sans tout chambouler." Comprenez donc que si l'intégration des Ultras a lieu, elle se fera de façon progressive.

Un retour qui ne dépend pas seulement de la direction du Paris Saint-Germain


Si le PSG affiche clairement sa volonté de réintégrer les Ultras, la décision ne revient pas totalement à ses dirigeants. Il reste cependant à convaincre deux acteurs, et non des moindres, à savoir, Jean-Philippe d'Hallivillée, chef de sécurité du club, et Antoine Boutonnet, responsable de la Division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH), qui dans le quotidien L'Équipe, en juin dernier, exprimait sa réticence à un éventuel retour des Ultras, qualifiant "de vraie fausse bonne idée" ce revirement de situation : "Personne ne comprendrait que le club revienne en arrière après avoir solutionné ce grave problème. Il faut arrêter avec les énièmes chances données."