Lors de son passage à Manchester United (2003 et 2009), Cristiano Ronaldo a bonifié son incroyable potentiel sous l’égide de Sir Alex Ferguson. La collaboration fut fructueuse, mais le narcissisme de l'ailier aurait pu compromettre les choses.

"Un gros ego" et "une belle vanité"


Lors d'une soirée visant à promouvoir son autobiographie ("Leading"), l'entraineur écossais s'est épanché sur la personnalité de Ronaldo et les répercussions que cela a pu avoir dans le vestiaire mancunien : "Son gros ego était accompagné d'une belle vanité, en plus de ce corps fantastique qu'il avait. Ronaldo avait tendance à se regarder dans le miroir mais ensuite les autres (joueurs) lançaient des chaussettes et des bandages en sa direction.



Mais Sir Alex a tenu à souligner que, malgré son souci des apparences en coulisses, Ronaldo se démarque de la masse une fois qu'il foule le gazon : "En lisant les journaux et en écoutant les commentateurs à la télé, on a l'impression qu'il n'y a que des footballeurs de classes mondiales. Mais à mon avis, il n'y en a que deux en activité : Lionel Messi et Cristiano Ronaldo. Je ne le dis pas pour rabaisser ou critiquer les bons footballeurs qui ont joué sous mes ordres pendant mes 26 ans de carrière à United, mais (parmi ceux que j'ai entraîné) il n'y a que quatre joueurs qui ont été des footballeurs de classes mondiales : Cantona, Giggs, Ronaldo et Scholes. Et parmi les quatre, Cristiano représente l’étoile au dessus du sapin."


On imagine que Wayne Rooney -- un autre ex-joueur de Sir Alex doté d'un ego surdimensionné -- sera passablement énervé par son omission dans le panthéon de "Fergie". En revanche, pour Ronaldo, les dithyrambes de l'Ecossais constituent un énième coup de boost psychologique. Comme s'il en avait besoin...


WR