​Cette saison encore, Cristiano Ronaldo a affolé les compteurs et ​tourmenté les défenseurs, consolidant ainsi son statut de "co-meilleur footballeur du monde". Les sympathisants de CR7 diront qu'il a tout simplement été le meilleur cette saison, parce qu'il devance Lionel Messi au classement des buteurs. Par souci d’objectivité et d'impartialité, on a tout de même inséré le préfixe 'co-'


Mais, en ce qui concerne l'ailier du Real Madrid, les statistiques prouvent que ses énormes bagatelles de buts coïncident (presque) toujours avec un échec des siens dans la poursuite du titre national. 

En effet, depuis qu'il a rejoint le Real Madrid (été 2009), il y'a un synchronisme qui est assez consternant : quand, sur une saison, Ronaldo finit meilleur buteur de Liga, lui et ses coéquipiers finissent par ne pas remporter pas le championnat. 


Pour preuve, lpremière fois que le portugais été sacré meilleur artilleur de Liga (2010-2011, 41 buts inscrits), le campeonato est tombé dans la besace du FC Barcelone. Lors de l'exercice 2013/14, bis repetita ! Sauf que cette fois-ci, c'est l'Atletico qui s'est adjugé les honneurs et Ronaldo a fini par inscrire 31 buts


Et ce scénario paradoxal se répète en 2014/15 : à une journée de la fin du championnat, l'ailier de la Casa Blanca caracole en tête du classement des goleadores (quatre buts d'avance sur Messi, son dauphin), mais le Graal collectif est tout de même revenu au Barça. 

Le Real et la Liga, c'est sept ans de malheur (ou presque)


Plus intrigant encore : quand, en 2011/2012, Ronaldo a fini deuxième au classement des buteurs, le Real Madrid a été auréolé du titre de champion. C’était d'ailleurs la seule fois que les Merengues ont triomphé en Liga sur ces sept dernières années ! Acerbe comme jamais, l​e quotidien Marca appelle ce paradoxe "la malédiction du Pichichi"


D'ailleurs, Ronaldo n'a épinglé qu'une seule étoile de champion d'Espagne sur son maillot depuis qu'il a accosté la péninsule ibérique. On est donc loin de la moisson espérée au moment d'amorcer le projet "Galacticos". 


Les pro-Ronaldo diront que la corrélation "Pichichi/champion" est fortuite tandis que ses détracteurs ranimeront la thèse selon laquelle CR7 est un individualiste qui inhibe ses coéquipiers (​chose que nous avons démentie antérieurement)


Nous nous abstiendrons cependant d’émettre un jugement sur la question, et ce afin de ne pas faire injure à la grandeur de Cristiano Ronaldo. Parce que tout footballeur qui inscrit ​plus de 50 buts sur cinq saisons consécutives mérite le bénéfice du doute...