​Si la question n'a pas encore été posée officiellement sur la table à l'UEFA, le report de l'Euro combiné à une reprise des différents championnats nationaux jusqu'au 30 juin voire juillet pourrait créer une légère problématique. 


En marge de la visioconférence tenue par l'​UE​FA, ce mardi, en compagnie de 55 associations membres, la haute instance européenne a acté le report de l'Euro à juin 2021 (11 juin au 11 juillet) afin de permettre la tenue des différentes compétitions nationales. 


Le contexte 

En France, Didier Quillot, directeur général exécutif de la Ligue de Football Professionnel et Nathalie Boy de la Tour, présidente de l'instance nationale, ont évoqué une date de reprise estimée au 15 avril correspondant à la fin de la période de confinement combinée à deux semaines de préparation pour l'ensemble des clubs de ​Ligue 1 et de Ligue 2. 

Avec encore 17 dates à caler d'ici la fin de la saison, l'exercice pourrait se terminer aux alentours du 30 juin, voire début juillet selon l'évolution de la crise sanitaire. Une tendance qui semble également se confirmer en ​Espagne où Luis Rubiales, le président de la fédération espagnole, a confirmé qu'il mettrait tout en oeuvre pour terminer la saison. 


Les conséquences 

Dans l'hypothèse d'une fin de championnat au mois de juillet, plusieurs joueurs, dont les contrats expirent le 30 juin prochain, pourraient se retrouver dans une situation délicate. En attendant de connaître la marche à suivre, la première difficulté pourrait concerner les joueurs qui se sont déjà engagés avec un autre club. 


Si le championnat venait à empiéter au mois de juillet, plusieurs footballeurs se retrouveraient  alors confrontés à un contexte inédit, les obligeant à abandonner leur club actuel avant l'issue de l'exercice, tout en s'engageant dans une autre formation qui potentiellement n'aurait pas terminé leur saison. 


Face à l'inexistence d'un texte juridique en l'absence de précédent, les différentes Ligues pourraient aborder prochainement la question alors que plusieurs scénarios peuvent déjà être envisagés. 


La solution 

Selon les derniers échos du Daily Telegraph, les instances du ​football anglais n'auraient pas attendu d'éventuelles concertations européennes pour plancher sur le sujet. La meilleure solution consisterait aujourd'hui à rallonger exceptionnellement et temporairement le contrat du joueur sur une durée ne pouvant pas excéder un mois. 


À l'image de Philippe Piat, président de la FIFPro, le syndicat international des joueurs, cet ancien footballeur professionnel a confié dans les colonnes de l'Equipe la même possibilité que celle entrevue outre-Manche : 


"Dans une situation comme celle-là, on pourrait dire, si les joueurs sont d'accord, que les contrats arrivant à échéance le 30 juin sont reconduits d'un mois dans les mêmes conditions. Ce serait une décision politique qui ne me semble pas impossible à mettre en oeuvre."


Selon les pays, la question pourrait finalement ne jamais se poser si le délai de confinement est étendu à 45 jours voire plus selon l'évolution de la crise sanitaire, synonyme alors d'arrêt définitif des championnats en cours.