​Dans un entretien accordé au Monde, Jacques-Henri Eyraud a dévoilé les méthodes de recrutement de l'Olympique de Marseille. L'aspect sportif ne fait pas tout.


Depuis le début de leur "Champions Project" à l'automne 2016, les dirigeants de l'Olympique de Marseille ont une volonté claire : ​remettre le club phocéen sur le devant de la scène, et surtout en faire un club très professionnalisé. En plus d'un an, le staff a été renouvelé en grande largeur, les infrastructures rénovées. Et si le club a mené de grands changements à tous les niveaux, les exigences en recrutement ont aussi changé.

Pour le président Jacques-Henri Eyraud, la valeur sportive des joueurs ne fait pas tout. Le comportement en dehors des terrains est au moins aussi important, comme il l'a confié au Monde.


"Je ne souhaite pas que l’OM soit sur le devant de la scène médiatique pour des procédures judiciaires, des suspicions. C’est à l’opposé de l’image qu’on veut véhiculer : un club professionnel, composé de gens professionnels (...) On a érigé en principe le fait de dire non à un joueur parce que son entourage n’offre pas les conditions suffisantes sur le plan réglementaire (...) Sur 37 mouvements effectués depuis notre arrivée, 34 agents différents ont été utilisés. De plus, une transaction réalisée sur deux n’a pas donné lieu à rémunération d’agents"


C'est ainsi qu'Andoni Zubizarreta a refusé un "très bon arrière et deux ou trois autres joueurs" lors du mercato hivernal. Une volonté de se distinguer uniquement de la bonne manière, qui réussit plutôt bien aux Marseillais depuis maintenant plus d'un an. Le deuxième de Ligue 1 est en constante progression et se voit surtout impliqué dans très peu d'affaires extra-sportives. La dernière en date : le débordement de Patrice Evra en novembre. ​Le nouveau joueur de West Ham, avait été licencié quelques jours après les faits.