BILAN : Les moments forts de l'OM en 2017

La fin de l'année 2017 approchant à grand pas, il est donc temps de faire un bilan de l'année écoulée chez l'un des clubs français qui fait le plus parler de lui dans l'hexagone : l'OM. Après une cuvée 2016 difficile pour les supporters marseillais puis un rachat très attendu par Franck Mc Court, la fin de la saison dernière et ce début de saison ont été bien plus calmes et réussis.


Avec le retour des cadres, l'émergence de nouveaux ou anciens joueurs, de nouvelles recrues très importantes, l'année de l'Olympique de Marseille a été mouvementée. 


Voici les moments forts de l'OM en 2017.

6. Le retour des anciens

Dès les premiers jours de l'année 2017, les nouveaux dirigeants de l'OM veulent marquer leurs débuts et s'offrent une recrue de choix, le plus gros transfert de l'histoire du club, Dimitri Payet. Adulé par les supporters marseillais sous l'ère Bielsa, le Réunionnais gagne son bras de fer contre West Ham et retourne dans son ancien club un an et demi après son départ. Si son retour est depuis plutôt critiqué au vue des ses prestations en demi-teinte, ce recrutement a montré la voie à un ancien cadre de l'Olympique de Marseille. 


Après une saison ratée et marquée par les blessures à Crystal Palace, l'ancien capitaine emblématique de l'OM est convaincu par le nouveau projet olympien et décide de retourner dans son club de cœur dans les premières semaines du dernier mercato estival. Contrairement à Payet, le retour de Steve Mandanda ne fait l'œuvre d'aucune contestation (malgré la bonne saison de Yohann Pelé l'an passé). Celui qui est devenu depuis le joueur le plus capé de l'histoire du club a repris ses fonctions de portier de talent et de cadre important dans le vestiaire du club. Une réussite. 

5. L'éclosion de Florian Thauvin

Certains, voire de nombreux, supporters pensaient ne jamais voir le vrai talent de Florian Thauvin sous les couleurs de l'OM. Après plusieurs saisons mitigées et un départ à Newcastle qui l'a été tout autant, l'année 2017 olympienne est bien celle de Florian Thauvin. Plus altruiste, dribbleur, concerné, buteur... l'ancien Bastiais a réalisé douze mois de très haut-niveau, devenant ainsi aux yeux de tous le meilleur joueur de l'Olympique de Marseille, et de loin, de l'année. 


Présent dans une grande majorité des buts et des occasions franches de son équipe, Florian Thauvin a haussé son niveau de jeu au point de devenir le joueur français le plus décisif de l'année 2017, toutes ligues confondues, avec 18 buts marqués en Ligue 1 et 14 passes décisives. Des chiffres ahurissants qui font également de lui le deuxième joueur le plus décisif de Ligue 1 cette année derrière Edinson Cavani. Sa grande forme apporte énormément à l'Olympique de Marseille et permet à Florian Thauvin d'être régulièrement appelé en équipe de France, avec en point de mire une participation à la prochaine Coupe du Monde cet été. 

4. Les arrivées de Luiz Gustavo, Adil Rami et Jordan Amavi

Si certaines recrues de l'année ont été ou sont pour le moment de véritables flops, notamment Patrice Evra, Kostas Mitroglou, Valère Germain ou encore Aymen Abdennour, d'autres recrues ont totalement changé le jeu de l'Olympique de Marseille et en premier lieu, Luiz Gustavo. Critiqué voire moqué pour son âge et son prix à son arrivée (environ 10 millions d'euros), l'international brésilien a très rapidement fait taire les rumeurs par son intelligence de jeu, sa maîtrise au milieu de terrain et son apport autant défensivement qu'offensivement. 


L'ancien joueur de Wolfsburg a totalement changé la physionomie du jeu olympien en formant avec Zambo Anguissa, l'une des paires les plus puissantes en Ligue 1. Luiz Gustavo est déjà devenu l'un des meilleurs joueurs du championnat de France et une vrai recrue de choix pour l'OM. Pari réussi.


Autres bon choix pour Andoni Zubizarreta et Rudi Garcia cet été, Adil Rami et Jordan Amavi. Si le défenseur central français est devenu le patron de sa défense dès ses premières minutes avec le maillot de l'OM par son expérience et son talent, Jordan Amavi devient match après match une vrai valeur sûre du championnat à son poste. Après avoir poussé Patrice Evra sur le banc, l'ancien latéral niçois réalise un très beau début de saison qui pourrait le pousser à devenir la surprise des 23 de la liste de Didier Deschamps pour la Coupe du Monde. 

3. Un départ de Gomis et l'attaque est dépeuplée

Après une saison dernière passée avec un seul buteur, Bafé Gomis, l'OM a compté sur le réalisme de l'ancien Lyonnais, et ses 20 buts en Ligue 1, pour se hisser jusqu'à la cinquième place finale. Désireux de ne pas reconduire la même erreur, les dirigeants olympiens ont rapidement recruté l'attaquant polyvalent de Monaco, Valère Germain. 


Le Marseillais de naissance n'aura toutefois pas la chance d'évoluer au côté de Bafé Gomis avec qui les dirigeants ne se sont pas entendus pour une reconduction. Une décision pour le moment malvenue pour les Marseillais. Pendant que Gomis enchaine les buts à Galatasaray (14 en 17 matchs de championnat), son successeur affiche de grandes difficultés depuis son arrivée lors du dernier jour du mercato. Débarqué blessé en Provence, Kostas Mitroglou a depuis marqué seulement 2 buts en 9 matchs en Ligue 1. L'international grec a surtout montré plusieurs faiblesses inquiétantes dont sa lenteur et sa faible qualité technique. 


De son côté, après des matchs de préparation parfaits et un triplé pour son premier match officiel en tour préliminaire d'Europa League, Valère Germain n'a jamais réussi à s'imposer au sein de l'attaque marseillaise avec aucun but marqué avant ses trois premières réalisations avec l'OM en Ligue 1, toutes inscrites lors des dernières semaines. Le buteur le plus efficace de ce début de saison étant Clinton Njie, les recruteurs marseillais vont certainement devoir s'activer lors de ce mercto hivernal. 

2. Deux Clasicos bien différents

Le premier Clasico de l'ère Franck McCourt au Stade Orange Vélodrome, le 26 février 2017, restera dans l'histoire du club comme la plus grosse défaite à domicile face à l'ennemi juré (1-5). Une lourde défaite qui lancera une longue série de défaites logiques face aux cadors du championnat. En ce début de saison, la donne a quelque peu changé. Si le PSG reste loin devant son concurrent sudiste, le Clasico de la phase aller n'avait plus rien à avoir avec celui des mois précédents. 


Après avoir mené par deux fois et une partie plus qu'aboutie au niveau de l'engagement et de la motivation, l'Olympique de Marseille se voit égaliser dans les toutes dernières secondes des arrêts de jeu sur un coup-franc direct d'Edinson Cavani. Si le résultat paraissait cruel pour les Marseillais après la rencontre, la physionomie de la rencontre et les qualités aperçues ont donné beaucoup d'espoir aux joueurs, à Rudi Garcia, aux supporters, mais aussi aux observateurs. 

1. La course au podium et les nouveaux choix de Rudi Garcia

Après une saison 2016/2017 plus ou moins aboutie, l'Olympique de Marseille réussit son premier objectif, se qualifier pour une Coupe d'Europe, en terminant à la cinquième place de la Ligue 1. Pour autant, les supporters ont peu à peu déserté le Stade Vélodrome, déçus par des prestations ratées et un fond de jeu quasiment inexistant. 


Depuis le début de la saison 2017/2018, le jeu olympien se métamorphose doucement avec une assise défensive qui en fait actuellement l'une des défenses les plus solides du championnat et une attaque performante malgré des buteurs en manque de réussite. Avant la défaite à Lyon de ses dernières semaines, l'OM était encore le seul club à avoir inscrit minimum un but à tous ses matchs. Les premières semaines ont pourtant été compliquées après deux grosses défaites consécutives à Monaco et devant Rennes. 


Cette prise de conscience des joueurs intervient certainement après le match à Nice. Mené deux buts à zéros très rapidement, l'OM avait réussi l'exploit de revenir et mener au score avant la pause. Avec ses recrues et ses joueurs en forme, l'OM reste pour le moment avec l'AS Monaco et l'OL parmi les trois clubs à la course pour les deuxième et troisième places qualificatives pour la Ligue des Champions. Une série qui intervient également grâce à des changements notables dans les choix et les idées d'un Rudi Garcia décrié durant plusieurs mois. Les supporters marseillais doivent espérer une année 2018 encore meilleure. 

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