​Décidément, avec les achats de Neymar et Kylian Mbappé pour des montant records (222 M€ + 180 M€, sans compter les salaires), le Paris Saint-Germain ne s'est pas fait que des amis. Javier Tebas, le président de la ligue espagnole, a fait de ce cas une priorité et souhaite descendre le PSG. De nombreux présidents de club s'en sont également pris au club de la capitale française.


Désormais, c'est Reinhard Rauball, le président de la DFL (Ligue Allemande de Football) qui charge la politique de Nasser Al-Khelaïfi.


"Ces derniers mois et semaines, on s’est habitué à ce que les transferts impliquent des sommes folles. Le transfert de Neymar a coûté un quart de milliard d’euros. Cela montre à quel point le montant est important. Le transfert de Neymar marque le début d’une ère de transferts démesurées. Tout ce qui s’est passé à partir de là est une conséquence du transfert de Neymar, et ce, malgré le fair-play financier", a-t-il déclaré à Sport Bild, non sans se réjouir de l'ouverture d'un enquête par l'UEFA : "L’ouverture de l’enquête est remarquable. Mais ce qui sera décisif, c’est l’issue du processus."


Rauball continue de mettre la pression sur l'instance qui s'occupe du respect du fair-play financier afin que Paris soit sanctionné le plus rapidement possible :


"Le PSG a déjà été puni par le passé. (...) Je me demande pourquoi, si l’UEFA a des doutes, elle laisse de nouvelles pratiques se développer en matière de transferts. Auparavant, un joueur était transféré pour une certaine somme d’argent, payable immédiatement. Il était possible d’étaler ensuite les paiements. Cependant, le modèle du prêt avec option d’achat obligatoire, qui se développe ces dernières années, permet de différer un transfert, et ce, malgré les règles du fair-play financier. (...) L’UEFA devrait redéfinir ces conditions des transferts. (...) Le fair-play financier est, en principe, une bonne idée, de qualité même. Il correspond à la philosophie de la Bundesliga. (...) La question à son sujet est de savoir si l’UEFA est prête, si nécessaire, en cas d’infractions, à exclure de grands noms des Coupes d’Europe. Le président de l’UEFA Aleksandr Ceferin a annoncé qu’il suivrait cela sérieusement. Il a tout mon soutien. Mais depuis l’instauration du fair-play financier, les clubs ont engagé des avocats et des auditeurs pour trouver les solutions pour le contourner."