Encensé de toutes parts lors de la phase aller de Premier League, Mesut Özil commence à enchaîner les performances décevantes avec Arsenal.


"La principale transformation dans son jeu est qu'il marque plus de buts. Je l'ai toujours encouragé. Je l'ai convaincu qu'il a les qualités pour marquer des buts. Il était plus concentré sur la passe, maintenant il comprend qu'il peut avoir ces qualités, mais aussi être bon dans la finition. Le timing de ses courses est bon. Pendant l'entraînement, je remarque que c'est un très bon finisseur".

"Lorsque vous l'avez dans votre vestiaire, vous devez essayer de lui en faire prendre conscience. Et lentement, il s'en rend compte. Il y a des similitudes avec Dennis Bergkamp. Je pense qu'il peut devenir une légende, s'il continue. Dennis Bergkamp était engagé avec Arsenal pour une longue période, il a joué jusqu'à ses 38 ans. Je souhaite que nous ayons dix ans de plus avec Mesut Özil. Cela dépend. Pour devenir une légende au club vous devez rester pendant une longue période".


Avant le choc contre Tottenham en Premier League, Arsène Wenger avait comparé Mesut Özil à son ancienne gloire hollandaise, passée de l'écurie londonienne pendant la mythique époque des Invincibles d'Arsenal.

Cependant, et si presque 15 ans après, l'effectif imbattable du technicien français continue de susciter la fierté des Gooners, tous les membres du onze-type de l'époque ne semblent pas partager la même opinion. Surtout après la gifle reçue contre Bayern Munich


"Aussi fort qu'il soit, non, il n'aurait pas été dans le onze, car il aurait alors fallu choisir entre lui et Dennis Bergkamp. Et le choix est vite fait"..

Attaqué même en interne


Sans doute emprunte d'une certaine nostalgie, la déclaration de l'ancien défenseur colle néanmoins assez bien avec l'ambiance générale qui règne dans les articles de la presse britannique qui traitent en ce moment de l'ex-Merengue. De quoi déclencher la réponse de son agent,


"La critique est normale lorsqu’un joueur joue mal. Mais Mesut a le sentiment que les gens se servent de lui comme d’un bouc émissaire pour expliquer les mauvais résultats de l’équipe. Le Bayern a eu 74% de possession de balle. Comment un numéro 10 peut-il créer le danger s’il n’a pas la balle ? Dans ce genre de cas, les gens ciblent un joueur qui a coûté beaucoup d’argent et qui gagne bien sa vie, c’est le cas de Mesut. Mais il ne peut pas être constamment le bouc émissaire. Ce n’est pas juste".

"Le football est un sport d’équipe, et Arsenal n’est pas performant en tant qu’équipe. Onze joueurs étaient sur le terrain, mais seul Mesut était au centre des critiques. Est-il la raison pour laquelle Arsenal a concédé cinq buts ? Déjà avant le match, pendant la semaine, les critiques ont commencé. Les gens commençaient à demander s’il devait jouer ou être sur le banc. C’est comme si les gens savaient qu’Arsenal n’y arriverait pas et qu’il fallait un bouc émissaire. Mais vous gagnez en équipe et vous perdez en équipe".

"Les gens se plaignent tout le temps du fait que Mesut ne se bat pas, ne tacle pas, qu’il est nonchalant. Mais il est comme ça. Croyez-moi, il meurt d’envie de réussir. Quand ça ne marche pas, il montre sa frustration. Ce n’est pas un joueur qui va courir dans le vent et tacler juste pour que les gens disent qu’il se bat. S’il voit que ça n’a pas de sens de courir dans une direction, il va préférer conserver son énergie pour une autre course. Je ne pense pas que les critiques aient affecté son mental. Il est dévoué à Arsenal. Il va se donner à 100% tant qu’il joue pour Arsenal, ça ne changera rien. Il est désolé pour les supporters".

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