​Son transfert n'a pas vraiment ravi les supporters marseillais l'été dernier, loin s'en faut. Benjamin Stambouli a atterri au Paris Saint-Germain à la surprise générale et va se contenter des miettes cette saison. Voici les preuves que le champion de France 2012 est en vacances dans la capitale.


Un (très) faible temps de jeu.


Avec 183 minutes de jeu au compteur depuis le début de saison, Stambouli n'a vraisemblablement pas la confiance de Laurent Blanc. 16 petites minutes seulement disputées au Parc des Princes pour 167 minutes de jeu à l'extérieur, et dans des matchs que le PSG n'a pas forcément coché dans son calendrier (à Reims et à Nantes). Si l'on compare avec ses concurrents, le fils d'Henri Stambouli est clairement en-dessous (618 minutes de jeu pour Verratti, 595 pour Motta, 608 pour Matuidi). Quand on sait que ces trois joueurs sont en plus des internationaux qui pourraient souffler avec l'accumulation des matchs.


Le numéro 4 rouge et bleu (il a récupéré le numéro de... Yohan Cabaye) ne peut clairement pas rivaliser avec la concurrence au sein du secteur de jeu le plus impressionnant du champion de France en titre, le milieu de terrain. Et il le savait dès sa signature. Des vacances programmées ?


Des propositions refusées


Avant de rejoindre le Paris Saint-Germain, Benjamin Stambouli a notamment reçu une proposition de Watford, promu en Premier League et qui se constitue une fort belle équipe. Victor Ibarbo (ex Roma), Alessandro Diamanti (ex Fiorentina), Valon Behrami (ex Naples), Etienne Capoue (ex Tottenham), Sebastian Prödl (ex Werder Brême) ou encore José Holebas (ex Roma) ont rejoint les Hornets. Alors oui, entre le challenge proposé par le PSG et celui d'un club promu en Premier League, le choix parait facile. 


Mais Watford, c'était l'assurance d'être titulaire au sein du championnat le plus médiatisé et le plus spectaculaire au monde pour pouvoir frapper aux portes de l’Équipe de France, un peu à la manière d'un Ben Arfa à Nice aujourd’hui. Quand on s’aperçoit du parcours d'un inconnu au bataillon au même poste que Stambouli comme Morgan Schneiderlin, qui a su faire son trou en Angleterre pour être régulièrement appelé en Bleus, faire une Coupe du Monde, puis signer à Manchester United, on se dit que les choix de carrière valent le coup d'être mûrement réfléchis.


Un onze de départ qui ne bougera pas


Au PSG, Laurent Blanc commence à oser remplacer Zlatan Ibrahimovic, à parfois faire débuter Edinson Cavani sur le banc et à faire sensation en se privant de son meilleur joueur du précédent exercice, Javier Pastore. Il se permet aussi une rotation en défense en alternant tantôt David Luiz, tantôt Marquinhos. Mais il y a un secteur de jeu où le champion du monde 1998 ne souhaite absolument pas opérer la moindre modification : son milieu à trois. Car avec trois montres aux qualités si différentes mais si complémentaires, le PSG sait où se situe sa force. La première relance et l'expérience de Motta, les projections et le volume de jeu de Matuidi et le virtuose du génie Marco Verratti ont fait du milieu de terrain parisien l'un des meilleurs d'Europe. 


Difficile donc pour Stambouli de se faire une place dans un secteur de jeu où les changements sont rares tant les joueurs en place sont importants. Un peu à la manière de Cabaye. Et quand on connaît la difficile gestion du cas d'Adrien Rabiot, un autre (très bon) concurrent qui semble être le choix numéro deux (après Pastore) en cas de remplacement de l'un des trois milieux titulaires, on constate que la saison sera certainement bien longue pour un Stambouli qui risque d'avoir du temps libre. Il aura donc tout le loisir de prendre des photos de la Tour Eiffel ou de l'Arc de Triomphe. En vacances vous dites ?

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